

Le Magazine Jobboom joint désormais le rang des premiers magazines québécois offerts dans une version utilisant la technologie appelée Papier virtuel. Accessible à près de 98 % des internautes, cette technologie développée au Québec permet de consulter le Magazine Jobboom en images interactives. Qu'est-ce que ça mange en hiver? Ce nouveau support donne accès à tout le contenu dans sa mise en pages telle qu'elle a été conçue pour la version imprimée, avec des avantages virtuels en prime : on «tourne» les pages, on «zoome» sur les textes que l'on souhaite lire, on marque ses préférences, on imprime ou on transmet des extraits, etc. On peut également écouter des clips audio ou vidéo, visiter des sites Internet pertinents reliés aux articles ou aux publicités, par exemple. Tout ça en direct!
Nous commençons à peine à explorer toutes les possibilités que nous offre cette nouvelle version. Nous vous invitons donc à en faire l'expérience et à nous livrer vos commentaires.
www.jobboom.com/magazinevirtuel
Patricia Richard
Directrice générale des contenus
Comme le précise notre dossier à la une, les travailleurs exposés à l’œil public sont de plus en plus pris pour cibles dans les sites Internet de partage de contenus. Au Service de police de la Ville de Montréal, on n’a pas tardé à réagir : on a demandé en juillet dernier au site Internet YouTube de retirer des vidéos qui portaient ombrage au travail des policiers de la métropole, selon le Journal de Montréal. «On ne tolérera pas que les policiers se fassent ridiculiser», a commenté au quotidien Paul Chableau, directeur des communications du SPVM. Ces derniers mois, au moins quatre vidéos montrant des policiers montréalais filmés au travail, à leur insu, ont été diffusés dans YouTube.
Dans certains clips, les agents sont identifiés et parfois même insultés. Le SPVM menace de porter des accusations contre les auteurs de ces vidéos si leurs œuvres nuisent au travail des policiers. Il craint que de joyeux drilles provoquent inutilement les policiers afin de les faire mal paraître dans Internet.
Yves Francœur, président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, a affirmé au Journal que les sites de partage de contenus étaient «une nouvelle forme de harcèlement qui prend les policiers pour cibles, de façon tout à fait partiale, au détriment de leur réputation, voire de leur sécurité.»
Deux employés d’un concessionnaire automobile de la banlieue d’Atlanta ont récemment perdu la vie pendant qu’ils étaient de service. Accident de travail? Pire : leur patron est accusé d’assassinat! Face aux insistantes demandes de ses deux employés pour une augmentation de salaire, le concessionnaire a réglé le problème à sa source, en abattant les deux malheureux, le 24 juillet dernier! Rolandas Milinavicius, originaire de Lituanie, a été formellement accusé de deux homicides par arme à feu. Les deux victimes étaient elles aussi d’origine lituanienne. Selon le quotidien Atlanta Journal-Constitution, les employés n’étaient pas satisfaits de leur salaire et n’arrêtaient pas de s’en plaindre. Le concessionnaire automobile aurait tout simplement perdu des boulons en cours de discussion.
Source : Atlanta Journal-Constitution, 30 juillet 2007.
Vous avez beau occuper le poste le plus prestigieux de la ville, cela ne vous décharge pas de vos obligations citoyennes. Ainsi, le maire de New York, Michael Bloomberg, a été convoqué à la cour le 2 août dernier, comme 125 autres de ses concitoyens, à titre de juré potentiel dans le cadre d’une poursuite civile. Selon CNN, le maire a patienté toute la journée, puis la suivante, comme n’importe quel autre quidam, en compagnie des autres candidats, en attente de savoir s’il allait être sélectionné comme juré.
À la seule différence qu’il a été salué personnellement par le juge et les avocats, et que les dessinateurs lui ont demandé d’autographier les croquis qu’ils ont réalisés de lui. Finalement, il n’a pas été retenu. Son commentaire au New York Times : «Je n’en fais pas une affaire personnelle.»
Dites-lui merci et l’employeur convoité vous remerciera… par le job ! Les trois quarts des répondants à un sondage d’Accountemps, une firme de gestion de ressources humaines, et destiné à des cadres supérieurs, ont indiqué que le fait de recevoir un message de remerciements avait un impact sur leur décision lors de l’évaluation des candidats. Ce geste ferait la preuve du sens de l’initiative, de la courtoisie et du savoir-vivre du candidat. Cependant, seulement 20 % des demandeurs d’emploi font cette démarche après une entrevue d'embauche. Par ailleurs, 62 % des cadres disent préférer recevoir des remerciements par courriel plutôt que par la poste ou par téléphone. Merci de nous en faire part.
Des infirmières bachelières posant des actes professionnels quasi médicaux qui gagnent le même salaire que des infirmières diplômées du collégial, ce n’est pas normal! C’est ce qu’a conclu la Commission de l’équité salariale le 19 juin dernier, donnant ainsi raison aux infirmières bachelières, qui contestent un classement salarial les ayant placées sous les infirmières détenant une formation collégiale.
L’hiver dernier, le règlement de l’équité salariale pour les professionnelles du réseau de la santé avait entraîné un effet pervers : les infirmières techniciennes détentrices d'un diplôme collégial avaient connu un redressement important de leur salaire, tandis que leurs collègues bachelières, les infirmières cliniciennes, n’avaient pas bénéficié d’ajustements comparables. Résultat : les infirmières bachelières ne gagnaient, aux premiers échelons, que 52 cents de plus l’heure.
Selon l’étude réalisée par la Commission, le comité qui avait ainsi classé les infirmières bachelières n’avait pas tenu compte des tâches de supervision qu’elles effectuent.
Au moment de mettre sous presse, le Conseil du trésor n’avait toujours pas annoncé s’il allait contester la décision de la Commission. Il a jusqu’au 26 octobre pour le faire.
CHIC : On a fait pas mal moins la grève en 2006 au Québec que durant l’année précédente. Le nombre de conflits s’étant soldé par un arrêt de travail a diminué de 67 % l’an dernier par rapport à 2005. Seulement 42 renouvellements de convention collective ont mené à la grève, contre 130 en 2005, et 115 pour la moyenne des 10 dernières années. Les conflits les plus marquants : pressiers du Journal de Montréal (260 jours), scierie Max Meilleur ltée (247 jours), entreprise de réusinage Knight (217 jours) et le Manoir Richelieu (204 jours).
CHOC : Les gouvernements de partout en Occident ont interdit le tabac en milieu de travail. Devraient-ils maintenant interdire aussi les imprimantes laser? Selon des chercheurs de l’Université de technologie du Queensland, en Australie, le tiers des 62 modèles d’imprimantes étudiés émettaient des concentrations de particules dans l'air aussi dangereuses que celles de la cigarette. Les émissions atteignaient des taux inquiétants au moment de l’impression quand les cartouches d'encre étaient neuves. Les chercheurs proposent de mettre les imprimantes dans des espaces bien ventilés et croient que ces appareils devraient être vendus avec un avertissement sur les dangers pour la santé. Comme sur les paquets de cigarettes!
Notre dossier en page 16 portant sur la vie au travail des sidéens et des séropositifs nous apprend entre autres qu’aucune profession n’est interdite aux personnes atteintes par le VIH, pas même médecin, fut-il chirurgien. En 2004, l’histoire de la Dre Maria Di Lorenzo, une chirurgienne de l’Hôpital Sainte-Justine atteinte du sida, avait pourtant fait souffler un vent de panique au Québec; des milliers de parents craignaient que leurs enfants aient pu être contaminés.
Les internautes du Jobboomblog se laisseraient-ils opérer ou non par un médecin séropositif? Leurs avis sont partagés sur cette question. Pour Secret Secret, mieux vaut prendre une sorte de pari de Pascal et éviter un médecin infecté par le VIH. «Je sais que les risques sont nuls, mais ce serait par instinct, “au cas où” et puis “on sait jamais”.» Sagace, Alain Thomas imagine la situation contraire : «[…] Le dépistage du VIH n'est pas automatique et les patients peuvent aussi infecter le personnel soignant. Les patients doivent-ils tout déclarer? Pourquoi le médecin et le personnel soignant devraient-ils me faire part de leur condition de santé?»
Yves St-Louis, quant à lui, craindrait davantage un chirurgien alcoolique que séropositif. «Il n’y a pas vraiment de danger, à moins qu’un incident arrive, ce qui est très peu probable.» Il partage aussi l’avis de Melly R., qui soutient que le patient doit le savoir. «Oui, je me laisserais opérer par un médecin séropositif si et seulement si ce dernier m’avait informée de son état.»
Le problème est de savoir comment elle peut refuser d’être opérée si elle n’est pas au courant de la séropositivité de son chirurgien…
par Éric Grenier