

Taux de chômage des Québécois nés au Canada en 2006 : 6,3 %
Taux de chômage des immigrants au Québec depuis moins de 5 ans : 17,8 %
Taux de chômage des immigrants au Québec depuis 5 à 10 ans : 13,4 %
Taux de chômage des immigrants au Canada, incluant le Québec, depuis 5 à 10 ans : 7,3 %
Pourcentage de la population active immigrante arrivée il y a moins de 10 ans :
Québec, 13 % • Ontario, 31 % • Canada, 22 %
Pourcentage des immigrants ayant répondu «l’accès au marché du travail» comme principale difficulté d’intégration à la société québécoise, dans un sondage réalisé en septembre par le quotidien The Gazette : 80 %
Source : Statistique Canada
Certains ne peuvent s’empêcher de toucher la marchandise avant de l’acheter. D’autres, comme Sean Aiken, un jeune homme de la Colombie-Britannique, ne peuvent choisir un emploi sans l’avoir préalablement essayé! Ce diplômé en administration des affaires parcourt le Canada depuis le début de l’année en quête d’une seule chose : trouver un job qui le passionnera.
De Vancouver à Toronto, il a donc été assistant vétérinaire, guide de randonnée en raquettes, D.J. dans une station de radio… entre autres. De passage à Montréal le mois dernier, il en était à son 26e emploi en 26 semaines de galère : il effectuait du travail de bureau à l’agence de publicité Cossette.
Son «salaire» consiste en une contribution volontaire de l’employeur versée à une œuvre de charité. «Je vis chez des amis ou dans des familles d’accueil que j’ai connues lors de précédents voyages, dit-il. Un commanditaire héberge le site qui relate mon périple et qui permet aux entreprises d'entrer en contact avec moi pour m’offrir un emploi. Pour le reste, je fais attention à mes dépenses.»
Après 26 semaines, il conclut déjà qu’il n’aime pas le travail de bureau. À la fin de son aventure, Sean offrira son curriculum vitæ à l’une des 52 entreprises qui l’auront accueilli. And the winner is…
Source : Canoe.ca
Ça y est : les femmes viennent de prendre le contrôle du gouvernement fédéral. «Les femmes sont maintenant plus nombreuses que les hommes aussi bien dans les emplois axés sur le savoir que dans les emplois moins axés sur le savoir», a affirmé Statistique Canada en septembre dernier, lors du dévoilement d’une étude sur l’administration publique centrale. En 1995, elles représentaient 43,6 % des travailleurs du savoir. En 2006, pour la première fois, elles devenaient majoritaires, constituant 55,9 % de l’effectif.
Le nombre de travailleurs – hommes et femmes – occupant des postes moins axés sur le savoir a diminué pendant cette période. Cependant, en raison d’une baisse marquée chez les hommes, le nombre de femmes a dépassé celui des hommes en 1998. Quant au nombre de postes de direction occupés par des femmes, il a fait un bond spectaculaire depuis 1995, alors que celles-ci formaient environ 19,4 % de l'effectif de direction.
En 2006, la proportion avait doublé, pour atteindre 38,8 %. N’empêche, les hautes sphères demeurent dirigées majoritairement par des hommes.
En Italie, les employés d’IBM qui négocient leurs conditions de travail se sont lancés dans un bien étrange moyen de pression : faire la grève dans la communauté virtuelle Second Life! Le mois dernier, ils ont organisé une série de séances de piquetage devant le stand virtuel d’IBM, auxquelles se sont joints nombre d’internautes défenseurs de leur cause.
C’est que l’entreprise veut cesser de leur offrir des hausses de salaire et les remplacer par des bonis à la performance, ce qui pourrait se traduire par une perte moyenne de 1 400 $ par année pour un employé italien. Une perte pas virtuelle du tout.
Conducteur de Zamboni au Centre Bell? Pilote privé de Normand Brathwaite? Gardienne des enfants de Mario Dumont? Chef pâtissier au restaurant Nuances? Entraîneur des cheerleaders des Alouettes? À ne pas manquer en octobre dans le Journal de Montréal, la liste de 25 super jobs, une exclusivité des Éditions Jobboom, du Magazine Jobboom et du Journal de Montréal.
Le Canada a connu une période de croissance économique exceptionnelle et ininterrompue depuis le milieu des années 1990, due en partie au labeur des Canadiens. Mais ces derniers ont été laissés dans la marge.
C’est la conclusion d’une étude sur le bien-être des travailleurs au pays rendue publique en septembre dernier, 21st Century Job Quality: Achieving What Canadians Want, de Graham Lowe. Selon ce chercheur associé des Réseaux canadiens de recherche en politiques publiques (RCRPP), seulement le tiers des travailleurs se disent «très satisfaits» de leur emploi, soit le même taux qu'au début des années 1990, alors que l’économie léchait ses plaies de la récession des années 1990 à 1992.
Que ce soit à propos des salaires, de la conciliation famille-travail, du nombre d’heures travaillées, du degré de stress ou de l’accès à une caisse de retraite ou à une assurance collective, peu de progrès ont été réalisés. Ces indices ont à peine bougé. «La prospérité économique a-t-elle mené à une amélioration de la qualité des emplois? La réponse est clairement non», juge Graham Lowe. En effet, malgré une forte réduction du nombre de chômeurs, les emplois atypiques (temps partiel, temporaire, autonome) ont conservé leur part du marché.
Pour les RCRPP, ces résultats n’augurent rien de bon car le Canada est entré dans la course à la productivité et il lutte contre les effets d’un choc démographique. «Les gouvernements et les entreprises devraient mettre l’accent sur la qualité des emplois comme moyen de recruter et de conserver les travailleurs dont le Canada a besoin pour assurer sa prospérité future», avisent les RCRPP. À bon entendeur…
CHIC : C’est à en tomber dans les pommes : le meilleur cueilleur du fruit défendu dans le monde est un Québécois! Claude Breton, 50 ans, employé depuis trois décennies par le verger Donald Gagnon, à Dunham, en Montérégie, s’est inscrit dans les records Guinness en récoltant plus de 30 000 pommes en 8 heures! Son exploit, réalisé le 16 septembre dernier, est d’autant plus remarquable que l’autorité des records mondiaux lui imposait d’enlever toutes les feuilles des pommes, opération qui a duré plus d’une heure et demie sur les huit heures qui lui étaient allouées.
CHOC : Ce matin-là de septembre, le dollar canadien atteignait presque la parité avec le dollar américain. Et les 200 employés des Entreprises Michel Corbeil, un des principaux assembleurs d'autobus scolaires pour le Canada et les États-Unis, apprenaient la fermeture de leur entreprise de Saint-Lin, dans Lanaudière. Selon son PDG, Camille Chartrand, la forte augmentation de la valeur du dollar canadien et la baisse constante pour la demande d’autobus scolaires en sont les principales causes.
Il y a de ces sujets qui soulèvent la polémique, et ceux qui touchent Wal-Mart figurent dans le peloton. Sur le Jobboomblog, les internautes ont fortement réagi à l’annonce d’une nouvelle campagne publicitaire du géant du commerce de détail qui sera diffusée à la télévision cet automne.
Dans cette réclame, on suit papa, maman, fiston et fillettes en vacances. Manèges, zoos, motels, piscines, plages, plaisir en famille. Craquant. Le message se termine par cette question :
«Wal-Mart fait épargner en moyenne 2 500 $ par année aux familles américaines. Qu’en ferez-vous?»
De quoi faire bondir les anti-Wal-Mart!
Jeannot Slowey : Si les gens fréquentent ce magasin, c'est qu'ils y trouvent leur compte. C'est tout de même un important créateur d'emplois qui permet de consommer à meilleur prix.
Louis Aubin : Méchant créateur d’emplois! Créateur de misère serait plus juste! Wal-Mart, c’est le principe de la saucisse : les gens consomment chez Wal-Mart parce qu’ils sont pauvres, et ils sont pauvres parce qu’ils consomment chez Wal-Mart.
Roger Lemieux : Si [les employés de Wal-Mart] sont autant exploités et malheureux, pourquoi retournent-ils au travail jour après jour? Aux dénigreurs, pouvez-vous identifier des commerces de même nature qui payent beaucoup plus?
Carole Chouinard : Wal-Mart ne crée pas d’emplois, il les déplace. Et en éliminant au passage de petits commerçants. On a le choix entre un gros milliardaire américain qui emploie 100 bas salariés et 10 entrepreneurs de chez nous qui en embauchent 100. La différence est qu’il y a 10 Québécois en affaires et qui gagnent mieux leur vie au lieu d’un seul gros milliardaire américain.
par Éric Grenier