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Zoom sur l'actualité
numéro du 15 févier au 15 mars 2008

Recherche et rédaction : Éric Grenier

C’est pas OK : c’est pas Coke!
Maudit bonheur
C’est vous qui le dites
Dur à avaler
Six bières de plus
Tuer est un crime
CHIC CHOC
Sur le jobboomBLOG


C’est pas OK : c’est pas Coke!

Comment gâche-t-on la fête du père Noël dans les bureaux de Coca-Cola? En célébrant avec du Pepsi! Un groupe de syndiqués de Coca-Cola en Australie ont servi du cola de leur principal concurrent lors de leur fête annuelle de Noël, en décembre dernier. Ils voulaient ainsi protester contre le refus de leur employeur de fournir gratuitement du Coke pour les célébrations.

La direction arguë qu’elle n’organise qu’un seul événement des fêtes pour tous les employés (plutôt que plusieurs pour chacun des groupes), au cours duquel le Coke est gratuit, et que, non, elle n’est pas pingre : chaque mois, elle donne quatre caisses de produits Coca-Cola à ses employés. «Servir du Pepsi pour protester contre la réorganisation des partys des fêtes, c’est juste cheap!» a dit une porte-parole de la compagnie à un quotidien australien.



Maudit bonheur

Voilà qui fera jaser dans les bureaux : scientifiquement, il serait faux de dire qu’un employé heureux est plus productif. Une étude du professeur de psychologie Nathan Bowling, de la Wright State University, en Ohio, affirme que la performance d’un employé n’a absolument rien à voir avec sa satisfaction au boulot. Pourtant, de nombreux employeurs s’appuient sur cette hypothèse du bonheur au travail pour élaborer leurs politiques de ressources humaines.

La satisfaction au travail et la productivité ont plus à voir avec la personnalité de l’employé et son estime de soi, conclut Nathan Bowling, après avoir passé en revue plusieurs études sur le sujet, qui ont impliqué des milliers de travailleurs dans tous les types d’organisations. «Les efforts déployés par les employeurs afin d’améliorer la satisfaction de leur personnel dans le but de le rendre plus productif ne donnent aucun résultat à propos de la productivité», écrit-il dans son étude publiée dans l’édition d’octobre 2007 du Journal of Vocational Behaviour.

Mais selon lui, les employeurs ne devraient pas jeter aux ordures leurs programmes de satisfaction des employés pour autant. «Des employés satisfaits ont d’autres effets positifs sur le climat de travail.»



C’est vous qui le dites

Répondez à nos sondages hebdomadaires à :
carriere.jobboom.com/magazine

Vous arrive-t-il d’envier le succès d’un collègue?
Souvent 18 %
À l’occasion 34 %
Rarement 26 %
Jamais 22 %

À votre avis, est-il plus facile d’avoir un homme ou une femme comme patron?
Un homme 60 %
Une femme 13 %
C’est sans importance 27 %



Dur à avaler

Le Québec manque cruellement de pharmaciens, surtout dans les établissements de santé, alors que le secteur privé attire beaucoup plus de candidatures en offrant des salaires de 25 % à 40 % plus élevés. Pourtant, la chaîne de pharmacies Pharmaprix a été accusée par le Journal de l'Association médicale canadienne de recruter aussi à l’extérieur du pays.

Ainsi, Pharmaprix recruterait des pharmaciens en Afrique du Sud alors que la population de ce pays souffre énormément d'un manque de pharmaciens. Les salaires offerts aux pharmaciens sud-africains dépasseraient les 100 000 $ dans certains cas, soutient en éditorial l’Association médicale canadienne (AMC), dans son journal de janvier dernier. Selon l’AMC, il s’agirait d’un cas de manque d’éthique grave qui risque de mener à une crise de santé publique majeure en Afrique du Sud. Ces allégations sont rejetées par Pharmaprix, qui soutient que sa politique d’embauche dans ce pays n’affecte en rien son système de santé.



Six bières de plus

Les travailleurs québécois, dans l'ensemble, ont vu leur pouvoir d'achat augmenter de 3,2 % de 1998 à 2006, selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ). Leur salaire horaire a augmenté de près de 22 % depuis 1998, alors que l'inflation a été plus faible. Cependant, ils travaillent de moins en moins, la semaine moyenne de travail ayant passé de 35,2 heures à 34,7 heures. Alors, sur une base hebdomadaire, le pouvoir d'achat n'a augmenté que de 2,1 %, soit l’équivalent, ou presque, d’une caisse de six bières.

Toutefois, d’après les données de l’ISQ, les travailleurs sans diplôme d'études secondaires – ou qui occupent des postes n’exigeant que des études primaires, comme caissiers et aides de soutien aux métiers –, ou les employés qui travaillent depuis plus de 20 ans pour le même employeur, vivent la situation inverse : une perte de pouvoir d'achat qui va, selon les cas, de 0,9 % à 2,7 %.

Pour les gagne-petit du salaire minimum, c'est l'appauvrissement général. Ils ont subi une perte de pouvoir d'achat de 4,4 %. La perte est encore plus importante sur une base hebdomadaire, soit 5,2 %.



Tuer est un crime

C’est une première : une entreprise québécoise a été reconnue coupable en décembre dernier de la mort d’un travailleur en vertu d’un article du Code criminel ajouté en 2003. La compagnie Transpavé, à Saint-Eustache, en banlieue de Montréal, a plaidé coupable à une accusation de négligence criminelle ayant causé la mort d'un travailleur. Le 11 octobre 2005, Steve L’Écuyer, 23 ans, est mort écrasé par une machine industrielle après que le système de sécurité d'arrêt automatique de l'appareil eut été débranché.

Le rapport d'enquête de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) a démontré la responsabilité de l'employeur. Les représentations sur sentence auront lieu le 26 février prochain, au palais de justice de Saint-Jérôme. En 2003, le gouvernement fédéral apportait une modification au Code criminel afin que les personnes morales (les entreprises) aient désormais la responsabilité pénale de protéger leurs employés contre les lésions corporelles en milieu de travail.



CHIC CHOC

Des nouvelles chics et des nouvelles-chocs, choisies par l'équipe de rédaction

CHIC : David Whissell, le ministre du Travail du Québec, a déposé à l'Assemblée nationale en décembre dernier un projet de loi qui permettra aux victimes d'un acte criminel ou d'un événement tragique de prendre un congé sans solde sans perdre leur emploi. Une victime d'un acte criminel aura droit à un congé sans solde de deux ans, puis pourra réintégrer son poste. Idem dans le cas du meurtre d'un conjoint ou d’un enfant mineur. Pour le suicide d’un conjoint ou d'un enfant mineur, le congé sans solde pourrait durer jusqu'à un an, tout comme dans le cas de la disparition d'un enfant mineur. Tous les partis ont donné leur accord au projet de loi, et les organisations patronales et syndicales, dans une rare unanimité, ont salué l’initiative gouvernementale.

CHOC :Emploi-Québec prévoit la fermeture au cours de l’année de 10 des 21 centres locaux d'emploi (CLE) sur le territoire de l'ancienne ville de Montréal, soit ceux de Crémazie, Fleury, Mercier, Notre-Dame-de-Grâce, Parc-Extension, Rivière-des-Prairies, Rosemont–Petite-Patrie (rue Beaubien et avenue du Parc), Sainte-Marie–Centre-Sud et Ville-Émard. Les CLE constituent pourtant une ressource cruciale pour soutenir les chômeurs et les assistés sociaux. /p>

Sur le jobboomBLOG

www.jobboomblog.com

Le salaire minimum est un dossier pour le moins controversé au Québec. Chaque hausse décrétée est dénoncée tous azimuts, tant par des représentants des mouvements populaires que par le patronat. Pour des raisons, cependant, diamétralement opposées. Cette fois-ci, la hausse atteindra, le 1er mai prochain, des proportions historiques : 6,5 % d’un coup, du jamais vu depuis 1976. Les réactions sur le Jobboomblog ont été à l’image du débat public… Deux exemples :

G. Cyr : Ça me fait rire quand je vois quelqu'un au salaire minimum, qui ne paie pratiquement pas d'impôt, venir nous dire que le partage de la richesse serait une bonne idée. Le seul moyen de sortir de la pauvreté, c'est d'arrêter de brailler, de se grouiller le derrière et de se servir de son plein potentiel au travail et dans la vie.

M. Vincent : Dans mon travail, je vois autant de gens qui gagnent 100 000 $ et qui ne paient pas d'impôt, que des gens avec des revenus d’à peine 15 000 $ et qui en paient. Pour ce qui est du partage de la richesse, on repassera! Il est clairement démontré que l'écart entre riches et pauvres s’agrandit continuellement. Je suis pour un salaire minimum beaucoup plus élevé et pour un plafond salarial, comme c’est le cas dans certains sports!

par Éric Grenier



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Résultats



Québec

51,1 %


Situation de l’emploi :
Passable

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