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Zoom sur l'actualité
numéro du 15 févier au 15 mars 2008

Recherche et rédaction : Éric Grenier

Libre choix
Les années folles
Coup de marteau
Questions d’argent
Chausson 101
C’est vous qui le dites
CHIC CHOC
Sur le jobboomBLOG


Libre choix

Au Royaume-Uni, les conseillers d’orientation dans les écoles ont intérêt à mettre de côté leurs préjugés : un nouveau projet de loi propose d’interdire tout biais sexiste dans l’éducation au choix de carrière donnée aux élèves.

Le gouvernement craint en effet que les professeurs et conseillers aiguillent encore les filles vers des métiers typiquement féminins et les garçons vers des occupations traditionnellement masculines. Ce qui expliquerait en partie pourquoi seulement 3 % des étudiants inscrits à des programmes pour devenir éducateurs en garderie sont des hommes, tandis qu’en ingénierie et en construction, les femmes comptent à peine pour 3 % et 1 % des apprentis. It’s about time! comme ils disent là-bas.

The Guardian



Les années folles

La Guerre froide a servi de prétexte à de nombreux délires et la GRC n’est pas en reste. Pendant les années 1950 et 1960, elle soupçonnait les homosexuels d’être plus vulnérables au chantage des espions russes, et donc de fournir de l’information aux méchants communistes. La gendarmerie s’est alors lancée dans une vaste opération de débusquage des gais dans la fonction publique et dans l’armée, en utilisant notamment un test nommé «Fruit machine» qui était supposé mesurer la résistance au stress.

En gros, on présentait des photos d’hommes et de femmes nus au personnel et, si la nudité d’une personne du même sexe provoquait une dilatation de la pupille ou une augmentation de la fréquence cardiaque ou de la respiration, les coupables étaient considérés comme homosexuels. Environ 9 000 fonctionnaires et soldats ont été fichés et le tiers d’entre eux ont perdu leur boulot. Pour leur part, les instigateurs de ces tests n’ont jamais été soumis à un détecteur de bêtise.

Le Kiosque média



Coup de marteau

C’est la guerre des chiffres entre la FTQ-Construction et la Commission de la construction du Québec (CCQ). Le syndicat, qui a perdu l’an dernier son pouvoir de négociation au profit d’une coalition de centrales syndicales adverses, conteste l’évaluation de l’agence gouvernementale à propos de la santé du marché de l’emploi dans ce secteur économique.

Selon la CCQ, plus de 14 000 emplois seront à pourvoir chaque année d’ici à 2011 dans l’industrie de la construction. Le nombre de salariés passerait de 133 000 aujourd’hui à plus de 150 000 en 2011. Pour ce faire, la CCQ a annoncé en janvier dernier une vaste offensive de recrutement pour remplir les écoles des métiers de la construction.

Mais la FTQ-Construction accuse la CCQ de falsifier le portrait de santé réel du marché de l’emploi. Elle s’indigne que la CCQ entretienne une illusion de plein emploi alors que des milliers de travailleurs de la construction sont au chômage. «C’est inconcevable d’ouvrir tout grand les bassins [des différents métiers de la construction à de nouveaux travailleurs] alors que plusieurs travailleurs de la construction vivent de l’assurance-emploi un peu partout au Québec», argue Jocelyn Dupuis, directeur général de la FTQ-Construction.

Également, il déplore que plus de 19 000 ouvriers ont quitté le secteur de la construction en 2006, ce qui équivaut à un taux de roulement de 15 %, qu’il qualifie de «massif et considérable». Peut-être inévitable, pourrait-on ajouter : près de 17 000 travailleurs de la construction ont plus de 55 ans.



Questions d’argent

Être rémunéré pour subir une entrevue d’embauche, trop beau pour être vrai? C’est pourtant ce que propose le nouveau site Web NotchUp. Partant du principe que les meilleurs talents sont généralement déjà en poste, cette nouvelle compagnie leur offre une compensation financière pour les inciter à passer des entrevues quand même. Le fonctionnement est simple : un travailleur crée gratuitement son profil dans le site et établit le prix d’un entretien avec lui, selon son expé-rience. Les entreprises intéressées le convoquent en entrevue, moyennant la somme demandée.

Les recruteurs ont ainsi accès aux travailleurs qui ne sont pas en recherche active d’emploi tandis que les travailleurs sont assurés d’en retirer quelque chose, même si l’entrevue se révèle infructueuse. Attention, le site Web scrute les statistiques; impossible, donc, d’utiliser ce service comme un revenu d’appoint en enfilant les entrevues sans jamais accepter de poste. Parce que ça, ce serait trop beau pour être vrai!



Chausson 101

On connaissait déjà les McJobs, voici que le Royaume-Uni ouvre la voie aux McDiplômes. Dorénavant, l’instance gouvernementale qui supervise les formations, la Qualification and Curriculum Authority, accordera des diplômes dits de niveau A, équivalents à notre DEC, aux employés de McDonald’s qui réussiront une formation du géant de la restauration menant à un poste de gérant (basic shift manager).

Reste à savoir comment réagira la concur-rence : un diplômé de l’école du Big Mac est-il vraiment apte à flipper des Whoppers?

The Guardian



C’est vous qui le dites

Répondez à nos sondages hebdomadaires à :
carriere.jobboom.com/magazine

Considérez-vous vos collègues comme des amis?
Tous mes collègues sont mes amis. 4 %
J’ai un ou deux vrais amis au bureau. 47 %
Je n’entretiens que des relations professionnelles au travail. 49 %

Votre employeur vous accorde-t-il des pauses-café payées?
Oui 58 %
Non 42 %



CHIC CHOC

Des nouvelles chics et des nouvelles-chocs, choisies par l'équipe de rédaction

CHIC : Les immigrants qui se concentrent essentiellement dans les grands centres urbains comme Montréal, Vancouver ou Toronto auraient avantage à reluquer la campagne pour mieux réussir leur intégration.

Si, quatre ans après leur arrivée, les immigrants affichent un revenu inférieur de 22 % à la moyenne des habitants des grandes villes, la situation s’inverse dans les milieux ruraux et les petites villes : ils gagnent 2 % de plus que les Canadiens vivant dans les régions comparables. Mieux : après 11 ans, les travailleurs immigrants gagnent en moyenne 18 % de plus que les autres travailleurs de la campagne. Dans les grandes villes, ils bénéficient encore d’un salaire moindre que les autres citadins au bout de 12 ans.

Même les réfugiés réussissent mieux leur intégration économique dans les petites villes et les bouts de rangs. Comme quoi la campagne est nettement plus accommodante envers les minorités que la grand ville…

Statistique Canada. L’emploi et le revenu en perspective, janvier 2008.

CHOC : Le manque de personnel est si criant au Centre hospitalier régional de Trois-Rivières (CHRTR) que des infirmières de l’établissement ont déclaré avoir peur de s’y faire soigner.

Selon ces employées, les conditions de travail épouvantables avec lesquelles elles composent mettent en danger la santé des patients. Devant le manque d’effectif, les infirmières doivent en effet multiplier les heures supplémentaires, effectuer des quarts de travail de 16 heures et voient leurs demandes de congé sans solde d’une journée refusées. Une situation qui décuplerait les risques d’erreurs.

Les infirmières du CHRTR refusent cependant d’invoquer une pénurie de main-d’œuvre dans la région. Selon elles, c’est la piètre organisation du travail qui est en cause : les infirmières ne veulent tout simplement pas travailler au Centre et celles qui y sont démissionnent en masse.

Elles vont même jusqu’à accuser la direction de volontairement limiter l’embauche pour réaliser des économies. Troublant…

Le Nouvelliste



Sur le jobboomBLOG

www.jobboomblog.com

L’offre étonnante que General Motors a soumise à chacun de ses 74 000 employés en Amérique du Nord le mois dernier est-elle un signe de notre époque? Le numéro un des grands constructeurs automobiles américains propose à ses salariés de quitter leur emploi en échange d’une somme variant de 42 000 $ à 140 000 $, en fonction de leur ancienneté et de leurs compétences.

L’annonce est survenue au moment où GM annonçait des pertes records de 38,7 milliards de dollars pour l’année 2007. L’entreprise espère qu’une majorité d’employés accepteront cette «offre irrésistible». Le syndicat, lui, s’attend à ce que seulement 20 000 de ses membres disent oui.

Réactions des membres du Jobboomblog :

Bernard Gervais : Compte tenu de la mondialisation de l’économie, une chose est certaine : dans le secteur manufacturier des pays occidentaux, l’époque des emplois à temps plein avec de nombreux avantages sociaux et un régime de retraite très généreux est terminée. Et, si les employés manifestent pour maintenir de telles conditions de travail, les entreprises, poussées par les actionnaires, utiliseront de plus en plus la menace de fermeture et du transfert de la production en Chine pour s’opposer à leurs revendications!

Luc Cyr : C’est simplement une entreprise qui est inadaptée à son temps, qui a pris de mauvaises décisions. Faut le faire, une perte de 38,7 milliards de dollars en 2007! Il y a surproduction d’automobiles et de camions dans le monde, il faut qu’il y en ait qui disparaissent... ils n’ont pas été assez intelligents pour prévoir les changements...

Denis Philosophe : Conséquence éclatante de la mondialisation. Il semble que GM fasse de l’argent partout dans le monde, sauf en Amérique du Nord; la main-d’œuvre à bas prix fait toute la différence!

par Éric Grenier



guide de survie





Si vous gaffiez devant vos collègues et patrons, comment réagiriez-vous?








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