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Bonne nouvelle pour les procrastinateurs du Web bourrés de remords : la «cyberparesse» (l’utilisation d’Internet au bureau à des fins personnelles) serait bénéfique pour la productivité! C’est du moins ce que révèle une étude réalisée par R. Kelly Garrett, publiée en juin dernier. En sondant les habitudes Web de 1 024 travailleurs, ce professeur à la Ohio State University, aux États-Unis, a constaté que la plupart des «cyberparesseux» cherchent simplement à concilier leurs responsabilités personnelles et professionnelles – en finalisant les préparatifs d’un voyage ou en magasinant un achat important, par exemple. Loin d’être un crime de lèse-employeur, ou une façon d’éviter de travailler à tout prix, ces petits écarts de conduite permettent aux travailleurs de se libérer l’esprit de tracasseries personnelles pour ensuite se concentrer sur le boulot à abattre. Une excellente excuse pour demander au patron de débloquer l’accès à Facebook.
Source : The Telegraph
La crise des prêts hypothécaires à haut risque qui secoue les États-Unis depuis quelques mois force les propriétaires à faire des pieds et des mains pour joindre les deux bouts. Et pour certains d’entre eux, l’aide vient d’où ils ne l’attendaient pas : leur employeur. Un petit nombre de compagnies américaines ont en effet mis sur pied des programmes de prêts sans intérêt ainsi que des services de conseils financiers pour permettre à leurs employés pris à la gorge d’éviter de perdre leur maison. Les cyniques diront que ces initiatives relèvent plus du calcul que de l’altruisme – après tout, la productivité d’un employé mis à la rue en prend pour son rhume. Mais on préfère l’explication de Jason Speer, vice-président d’une petite manufacture de l’Illinois : «Nous traitons nos employés comme s’ils étaient de la famille. Nous faisons ce qu’on peut pour leur faciliter la vie.» Awww.
Source : The Wall Street Journal
La nouvelle qu’on n’espérait plus est arrivée par un beau dimanche en juillet dernier : l’avion CSeries de Bombardier sera finalement mis en production, l’assemblage se fera à Mirabel et 3 500 emplois seront créés. Dès le lendemain, les écoles spécialisées en aérospatiale de la région montréalaise rappelaient en chœur qu’elles devaient augmenter leurs inscriptions pour répondre à la demande. Ainsi, l’École des métiers de l’aérospatiale de Montréal, qui compte actuellement 650 élèves, pourrait doubler cet effectif, quitte à offrir des cours 24 heures sur 24. L’établissement ne perd d’ailleurs pas de temps et cible déjà les élèves de… 6e année du primaire! Avis aux intéressés : les diplômés de la formation professionnelle et technique gagnent en moyenne 60 000 $ par année dans cette industrie.
Google-la-magnifique à qui tout semble réussir et où il fait bon travailler (la compagnie est connue pour ses repas gratuits, salles de massages et autres tables de ping-pong mis à la disposition des troupes) aurait-elle commis une rare bourde? Le chouchou de Silicon Valley a récemment annoncé à ses employés une hausse de 75 % des frais du service de garde interne. Selon la nouvelle grille tarifaire, un salarié avec deux enfants à la garderie de l’entreprise verra sa facture annuelle passer de 33 000 $ à environ 57 000 $. Une somme colossale, même pour des professionnels des nouvelles technologies. L’histoire est complexe, mais il semble que deux facteurs expliquent cette décision. D’une part, les effectifs de Google ne cessent de croître et, avec eux, la demande pour les places en service de garde, portant à 700 le nombre d’enfants en attente d’une place. D’autre part, gonflée par son succès, Google semble pécher par excès de mégalomanie en transformant sa garderie existante (excellente, selon les parents concernés) en service de garde ultra haut de gamme. Devant l’indignation des employés, Google a revu la hausse de tarif légèrement à la baisse, mais le résultat est le même : la garderie est désormais hors de prix. Certes, la liste d’attente a fondu, mais on attendait plus d’une compagnie dont la devise est Don’t be evil (ne soyez pas diaboliques).
Source : The New York Times
Dans la série «Il n’y a pas de petites économies», le détaillant Wal-Mart a toujours fait preuve d’imagination. Ce qui ne fait pas toujours l’affaire de ses employés, pardon, associés, qui se plaignent parfois d’en faire les frais. Un groupe de 56 000 employés et anciens employés a ainsi intenté un recours collectif au Minnesota contre l’entreprise, alléguant qu’elle ne respectait pas les temps de pause. Le tribunal leur a récemment donné raison et Wal-Mart devra indemniser les employés pour au moins un million et demi de périodes de pause. L’indemnité sera déterminée dans le cadre d’un autre procès, prévu pour la fin octobre, et pourrait atteindre 1,5 milliard de dollars, soit 1 000 dollars par pause. Un tarif d’associé...
Source : International Herald Tribune
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La température de votre milieu de travail vous convient-elle?
Oui : 32 %
Non, il fait trop froid : 39 %
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CHIC : : Les jeunes Canadiens au travail s’en tirent beaucoup mieux que leurs semblables des autres pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques, selon les données récemment publiées par l’organisme. Pendant que le taux de chômage des 15-24 ans passait de 15,6 à 13,4 % pour la moyenne des pays entre 1997 et 2007, celui des jeunes Canadiens chutait de 16,2 à 11,2 %. Pendant la même période, le taux d’emploi est passé de 51,5 % à 59,5 %, alors que celui des pays de l’OCDE stagnait autour de 44 %. Un bémol, tout de même : 45 % des jeunes Canadiens travaillent à temps partiel, près du double de la moyenne de l’OCDE.
CHOC :S’il y a lieu de se réjouir de voir les jeunes investir massivement le marché du travail, il faudrait peut-être se préoccuper un peu des impacts potentiels sur leur santé lorsqu’ils cumulent travail et études. En effet, selon une étude de l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail réalisée dans la région de Saguenay–Lac-Saint-Jean, les jeunes, même s’ils travaillent en majorité à temps partiel, subissent de trop nombreuses blessures. Pas moins de 64 % des jeunes visés par l’étude ont déclaré avoir souffert de blessures au dos, et plus de la moitié des 354 répondants «cumulent de deux à quatre sièges de douleur». Et ils n’ont que 17 ou 18 ans.
Bombardier a reçu des gouvernements près de un demi-milliard de dollars en aide pour développer son nouvel avion de la Série C. La question qui tue : les gouvernements doivent-ils soutenir Bombardier? Boeing, Airbus, McDonell-Douglas, Embraer et bientôt un fabricant chinois, tous les constructeurs d’avions dans le monde reçoivent des milliards des gouvernements : des contrats, des crédits d’impôt, des prêts ou des garanties de prêt.
Québec et Ottawa devaient-ils battre la concurrence de l’État du Kansas, qui a cherché aussi à attirer l’avionneur québécois? Les 2 000 emplois créés en valent-ils la peine? Les internautes du Jobboomblog sont divisés…
Fernand Cloutier : Plusieurs PME pourraient naître et donner du travail à des milliers de personnes dans les centres et en région avec tout cet argent. De cette façon, la richesse serait répartie et elle consoliderait les niveaux de vie partout.
Antoine Pierpont : Je n’ai aucun problème avec le fait que les gouvernements aident à conserver ici des emplois structurants et une industrie de pointe… D’autant plus que c’est leur inaction face à la montée du pétrodollar canadien qui menace en grande partie les emplois de Mirabel.
El Vince : Mais pensez-y un peu d’un autre coté : pourquoi subventionner Alcan et Bombardier, mais pas les compagnies X et Y? Si une entreprise doit être constamment subventionnée, c’est qu’elle ne produit pas de valeur économique. Autrement dit, elle vend à perte, et c’est le contribuable qui paye la différence.
Sylvain Bergeron : À ce que je vois, il n’y a pas grand monde ici qui comprend grand-chose aux subventions. Une subvention, c’est généralement un montant qui est octroyé en prêt et repayable, incluant les intérêts et une marge de profit acceptable. Le gouvernement appelle cela une subvention, mais en fait c’est un investissement qui rapporte premièrement au gouvernement et donc, directement, aux consommateurs. De plus, cela permet de garder des emplois ici, au Québec.
par Éric Grenier