

Augmentation de salaire, bureau spacieux, compte de dépenses généreux : la route vers le haut de l’échelle professionnelle semble pavée exclusivement de bénéfices. Erreur. Décrocher une promotion aurait aussi des effets néfastes sur la santé mentale, selon une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Warwick, en Angleterre.
Après avoir sondé 1 000 travailleurs promus au cours des 5 dernières années, les chercheurs britanniques ont conclu que la santé mentale des employés diminuait d’environ 10 % après une promotion. Une baisse attribuable entre autres à l’accroissement des responsabilités, qui entraîne souvent davantage de stress, d’anxiété et de dépression.
Ironie du sort, après leur promotion, les travailleurs vont 20 % moins chez le médecin, faute de temps. De quoi assombrir les idées de ceux qui rêvent de devenir calife à la place du calife.
Le décrochage scolaire ne sévit pas que sur les bancs de l’école. À l’avant de la classe, les professeurs aussi déclarent forfait en masse. Même que le décrochage des enseignants serait presque aussi important que celui des élèves (31 %) et que plus d’un nouveau professeur sur quatre abandonne la profession dans les cinq premières années, selon la Fédération autonome de l’enseignement.
Les conséquences sont désastreuses, tant pour les enseignants qui restent que pour le recrutement d’une relève. À l’approche du cycle de négociations des conventions collectives, qui viennent à échéance en mars 2010, les syndicats de l’enseignement et de l’éducation plaident pour une plus grande valorisation de leur travail. À quand un programme gouvernemental pour la persévérance enseignante?
Cinquante mille beaux dollars. C’est en moyenne la somme que vous confie votre employeur lorsqu’il vous remet un ordinateur portable afin de travailler à l’extérieur du bureau. Du moins, c’est ce qu’il lui en coûtera en cas de perte ou de vol dudit portable, selon une étude du Ponemon Institute.
Un montant qui prend en compte le prix de l’ordi, mais aussi la perte de données sensibles que peut contenir le disque dur, le temps de travail perdu, les logiciels à remplacer, etc. L’étude révèle également que la valeur d’un ordinateur et de son contenu varie selon le poste occupé par le travailleur qui l’utilise dans l’entreprise. Curieusement, l’Institut estime qu’un portable de haut dirigeant (28 500 $) vaut moins que celui d’un simple cadre (61 000 $). Ça laisse perplexe.
«Combien tu gagnes?» Dans les milieux de travail, la question brûle à peu près toutes les lèvres, mais demeure résolument taboue (voir le texte Faut-il dévoiler son salaire?, sur les secrets entourant la rémunération, publié dans le numéro de mai du Magazine Jobboom). Or, voilà que le site Web français JobFact.com JobFact.com s’est donné pour mission de fracasser ce mur du silence. Des employés y divulguent en effet allègrement – et anonymement – leur salaire et leurs impressions sur leurs employeurs. Afin d’assurer qu’il se trouve une quantité intéressante de contenu sur le site, les internautes doivent poster leurs informations avant de pouvoir consulter celles des autres.
Mais attention : JobFact aspire à offrir une vue de l’intérieur des entreprises plutôt qu’une fenêtre sur les vils règlements de comptes. Les internautes sont donc invités à évaluer leurs employeurs de façon équilibrée. Un système de vérification des informations en apparence douteuses a également été mis en place, qui permet d’authentifier les salaires tout en respectant l’anonymat des internautes. À quand une version québécoise?
Source : Rue89.com
En ces temps de turbulences économiques, les occasions pour les entreprises de se mettre les pieds dans les plats sont multiples. La firme Robert Half International, spécialisée en gestion de ressources humaines, a compilé un palmarès des sept erreurs les plus courantes commises en période de ralentissement économique.
1. Penser que les employés ne peuvent affronter la tempête et leur cacher les effets de la crise sur l’entreprise.
2. Blâmer la haute direction, quand on est un cadre intermédiaire, pour les difficultés qu’éprouve l’entreprise.
3. Laisser entendre que les employés devraient s’estimer chanceux simplement d’avoir un job.
4. Omettre de consulter les employés dans l’élaboration de stratégies pour décrocher de nouveaux contrats.
5. Presser indûment le citron en demandant à un employé d’assumer les tâches de collègues licenciés.
6. Négliger les employés de première ligne, comme ceux du service à la clientèle.
7. Pécher par excès de frilosité et laisser passer de nouvelles occasions de croissance.
D’excellents conseils, à n’en pas douter. Mais pourquoi se limiter aux périodes de crise économique? Ces suggestions semblent tout indiquées pour entretenir une saine relation avec les employés en tout temps, même à l’heure de la prospérité!
Répondez à nos sondages hebdomadaires à : carriere.jobboom.com/magazine
Divulguez-vous votre salaire à vos collègues?
Oui, mais seulement aux collègues que je connais bien. 32 %
Oui, tout le monde connaît le salaire des autres. 16 %
Non, mon employeur me l’interdit. 14 %
Non, j’aurais trop peur de la réaction des autres. 38 %