Zoom sur l'actualité
numéro de mai 2011

Recherche et rédaction : L'équipe de rédaction

Six bonnes raisons de procrastiner
COLLÉS, collés
Bientôt, la province la plus pauvre du Canada?
C’était écrit dans le ciel
Engagez-vous, qu’ils disaient
Marx 2.0
De quoi sourire


Procrastination

Six bonnes raisons de procrastiner

La rumeur populaire (qui émane souvent des patrons!) veut qu’il soit mauvais pour les affaires et pour la carrière de remettre à plus tard ce que l’on pourrait faire maintenant. Encore faut-il regarder tous les côtés de la médaille. La procrastination présente des avantages si on l’exerce dans les règles de l’art :

> Reconnaissez son utilité. Ce temps passé à «niaiser» permet de laisser les idées macérer de façon qu’elles deviennent plus mûres et inspirées. Il donne aussi l’occasion de voir venir les embûches auxquelles vous ferez face en accomplissant (un jour) vos tâches et de concocter un plan pour les contourner.

> Sachez écouter. Votre procrastination peut vous révéler de grands secrets sur vous-même et sur votre travail. Ce que vous évitez de faire est-il à ce point ennuyeux? Votre boulot fait-il appel à vos véritables champs d’intérêt et talents? Cette tâche vous semble-t-elle inutile sans que vous sachiez comment l’expliquer à votre patron, collègue ou client? Pensez-y.

> Sachez ralentir. Cessez d’admirer les gens toujours débordés : il se peut qu’ils n’accomplissent rien qui vaille. Au moins, quand vous procrastinez, vous faites quelque chose : vous vous accordez du temps précieux pour penser hors de la boîte, approfondir vos idées et prendre du recul pour voir plus grand.

> Soyez créatif. Dessiner des bonshommes allumettes peut vous divertir pendant des heures. Regarder les nuages qui passent à votre fenêtre et chercher à éliminer tous les mauvais souvenirs et virus de votre ordinateur aussi. Si votre travail est plutôt cérébral, faites une activité manuelle, comme planter un clou ou empoter une plante. Pourvu que l’activité laisse votre esprit libre de vagabonder.

> Appréciez le moment présent. Une riche procrastination exige que vous viviez pleinement le moment présent. Il est défendu de dilapider ce moment volé en vous demandant où vous serez dans 15 ans, mort ou vivant. Tant qu’à s’inquiéter ou à se sentir coupable de ne pas travailler, aussi bien travailler!

> Faites preuve de discernement. Une saine procrastination ne doit pas freiner vos progrès professionnels. Au contraire. C’est une aide précieuse pour découvrir ce qui vous motive et pour vous faire avancer. Si ce n’est pas le cas, alors vous ne procrastinez pas, vous vous autosabotez… ce qui n’est jamais une bonne idée.

Source : Wikihow.com

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Espace de travail

COLLÉS, collés

Si vous avez l’impression que votre bureau se referme peu à peu sur vous, vous n’hallucinez pas. En 2010, le bureau du travailleur moyen ne mesure plus que 75 pieds carrés, soit 15 de moins qu’en 1994, selon l’association américaine International Facility Management. Même les cadres ont vu leur terrain de jeu rétrécir de 115 à 96 pieds carrés. En fait, seuls les bureaux des grands patrons – qui offrent souvent fenêtres, vue imprenable et intimité – tendent à s’agrandir. On s’en étonne...

Non seulement la superficie des aires de travail diminue, elle pourrait éventuellement être réduite à néant. C’est presque le cas dans une majorité d’entreprises figurant au palmarès des 500 plus grandes entreprises américaines, où l’on trouve désormais des espaces à cloisons de 25 pieds carrés. Si la multiplication des boîtes à sardines vise d’abord des économies sur le loyer, elle favorise aussi la mobilité accrue des travailleurs. Outillés d’appareils intelligents leur permettant d’être connectés en tout temps, ils ont de moins en moins besoin d’être attachés à un bureau permanent.

Ainsi, le glas des «cubicules» soporifiques devrait bientôt sonner. Les grands espaces de travail ouverts, de type loft «à la Facebook», sont en vogue car ils encouragent l’échange d’information et le travail en équipe. C’est aussi pour cette raison que les salles de conférence et locaux communs se multiplient dans les tours de bureaux. Et à l’ère du sans-fil, certaines entreprises n’assignent même plus d’espace de travail distinct à leurs ouailles. Lorsqu’ils passent au bureau, les employés se tirent une chaise et s’installent à n’importe quelle table de travail disponible. Ils connectent leur ordi et c’est parti… C’est l’avenir, mon cher Watson.

Source : CNN

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Richesse

Bientôt, la province la plus pauvre du Canada?

Si ce n’était des insulaires de la petite province de l’Île-du-Prince-Édouard, les Québécois seraient les citoyens canadiens les plus pauvres du pays en 2011. En effet, le Québec se classe désormais au 9e rang pour le revenu personnel disponible par habitant après le paiement des impôts et des cotisations sociales, alors qu’il occupait le 6e rang il y a neuf ans. En 2002, avec un revenu disponible moyen de 20 410 $, les Québécois avaient 10 % moins d’argent dans leurs poches que les autres Canadiens – 13 % de moins que les Ontariens, 18 % de moins que les Albertains, mais 13 % de plus que les Terre-Neuviens. En 2011, avec un revenu disponible moyen de 27 093 $, les Québécois ont 12 % de moins que les autres Canadiens à dépenser – 10 % de moins que les Ontariens, 30 % de moins que les Albertains et, comble de la honte, 1 % de moins que les Terre-Neuviens. Eh oui! Les Newfies sont désormais plus riches que les Québécois!

1 > Alberta : 38 791 $
2 > Ontario : 30 130 $
3 > Saskatchewan : 30 118 $
4 > Colombie-Britannique : 28 965 $
5 > Nouveau-Brunswick : 27 620 $
6 > Manitoba : 27 503 $
7 > Nouvelle-Écosse : 27 469 $
8 > Terre-Neuve : 27 338 $
9 > Québec : 27 093 $
10 > Île-du-Prince-Édouard : 24 469 $

Source : Institut de la statistique du Québec



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Tourisme

C’était écrit dans le ciel

L’industrie touristique n’est jamais à court d’idées. Après la croissance du tourisme des bidonvilles – qui permet aux visiteurs d’«admirer» le spectacle de la misère humaine –, voilà que s’ouvre un nouvel horizon aux infinies possibilités : le ciel! Cette piste pourrait être exploitée sur l’île britannique de Sercq, située dans la Manche, où sont bannis automobiles et éclairage public, ce qui en fait depuis longtemps un lieu rêvé pour admirer les étoiles. Et les 650 insulaires en redemandent. La majorité d’entre eux ont voté pour réduire l’éclairage de leurs résidences et commerces dans le but avoué d’attirer les touristes… amateurs de constellations. Reste à voir si ces derniers dormiront à la belle étoile!

Source : Agence Science-Presse

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Stress

Engagez-vous, qu’ils disaient

Les travailleurs dits engagés n’ont vraiment pas de veine. Parce qu’ils se dévouent à leur tâche comme personne, ils sont non seulement les travailleurs les plus productifs, mais aussi les plus stressés! C’est ce que révèle une étude du Centre de toxicomanie et de santé mentale, à Toronto, qui a sondé plus de 2 500 travailleurs albertains exerçant tant dans des bureaux que dans les secteurs de la fabrication, de la construction, de l’agriculture et des services.

Près d’un travailleur sur cinq (18 %) a jugé son emploi très stressant, particulièrement ceux qui occupent un poste de niveau professionnel, qui travaillent loin de leur lieu de résidence, qui ont un travail consistant à divertir ou qui impose des déplacements, de longues heures ou un horaire irrégulier.

Le risque de stress «extrême» grimpe quand le travailleur sent qu’une piètre performance de sa part pourrait entraîner des blessures – tant chez lui que chez les autres – ou encore une atteinte à l’entreprise.

Source : Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail

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Salaires et emplois

Marx 2.0

Marx, qui il y a plus de 100 ans prédisait l’éventuel échec du capitalisme, fait un retour dans l’actualité. Si on s’intéresse de nouveau aux théories du célèbre philosophe allemand, c’est que sa vision tend à devenir réalité. Du moins, en partie. En gros, Marx prévoyait que l’appétit des patrons pour les machines, qui produisent plus vite et à moindre coût que les humains, finirait par dangereusement grever la rémunération des travailleurs. C’est ce qui est en train de se produire en Occident.

Aux États-Unis, par exemple, le revenu des travailleurs ne représente plus que 54,4 % du produit national brut, comparativement à 60 % dans les années 70. Et ce déclin semble s’accentuer depuis la récente crise économique. Aux États-Unis, entre 2007 et 2009, plus de la moitié des travailleurs à temps plein licenciés ont essuyé une baisse de salaire lorsqu’ils ont trouvé un nouvel emploi – jusqu’à 20 % de moins pour un travailleur sur trois, selon le ministère du travail américain.

Cette tendance ne pourrait jamais être renversée, car les employeurs tiennent le haut du pavé. D’une part, ils peuvent plus que jamais compter sur la technologie pour être productifs à meilleur coût. D’autre part, ils délocalisent de plus en plus d’emplois à l’étranger, où la main-d’œuvre reste meilleur marché, même pour des emplois stratégiques dans les secteurs de la recherche et des services. Entre 2000 et 2010 , les multinationales américaines ont éliminé 2,9 millions d’emplois aux États-Unis. Pendant ce temps, elles créaient 2,4 millions d’emplois à l’étranger.

Cependant, un curieux retour du balancier se dessine : des multinationales indiennes et chinoises font travailler de plus en plus d’Occidentaux! En 2009, la Chine a investi 56,5 milliards à l’étranger, par comparaison avec 12,3 milliards en 2005. Une hausse fulgurante. Et ces entreprises embauchent surtout des Américains, des Canadiens, des Européens... Mais à quel salaire? Ça, l’histoire le dira.

Sources : TIME Magazine, Wall Street Journal

Pour en savoir plus sur les répercussions de la délocalisation des emplois, lisez notre entrevue avec l’analyste en géopolitique Pierre Fournier.



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Satisfaction au travail

De quoi sourire

Les patrons n’ont plus d’excuse pour ignorer la satisfaction au travail de leurs employés, car il est maintenant possible pour eux de la mesurer… et au besoin, de tenter de l’améliorer! L’indice relatif de bonheur (IRB), qui prend le pouls du bonheur général des Québécois depuis quelques années, a développé un outil automatisé pour mesurer le bien-être des employés dans les organisations. Rappelons que le travail constitue le 3e des 24 facteurs d’influence du bonheur de tout individu, devant la famille et les finances! Différents forfaits – dont un gratuit pour tous et trois sans frais pour les organismes sans but lucratif – permettent aux organisations de connaître l’IRB de leurs troupes selon les 24 facteurs d’influence du bonheur et les 5R du bonheur au travail : la Réalisation de soi, les Relations de travail, la Reconnaissance, la Responsabilisation et la Rémunération.

www.irbautravail.com



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guide de survie

Quelle serait la pire gaffe lors d’un party de bureau?









Résultats



Québec

38,5 %


Situation de l'emploi :
Défavorable

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