| Pub. |
«Il y a quelques années, Urgel Bourgie a fait une campagne publicitaire dont le slogan était “C’est comme vous voulez”, se souvient Alain Leclerc, directeur général de la Fédération des coopératives funéraires du Québec. Ça laissait entendre que tout est permis lors de l’organisation de funérailles. Sauf qu’on réalise qu’on ne peut pas faire n’importe quoi, finalement; il faut respecter le processus de deuil des vivants.»
«Spirituellement, les Québécois se sont affaiblis, observe Sébastien St-Onge. Ils ont perdu le code social tissé par la religion qui donnait un sens à la mort. Maintenant, la mort repose sur les frêles épaules de l’individu, qui doit résoudre seul la plus grande énigme de l’existence humaine.»
Les rituels laïques personnalisés peuvent toutefois servir de point d’appui, estime David Émond. «Le phénomène est encore à l’état embryonnaire, mais il propose au moins de servir de canevas à la quête du sens.»
D’où vient le terme «croque-mort»?
Selon la légende, la personne qui fermait le cercueil devait s’assurer que son occupant était décédé en lui croquant l’orteil à la hauteur de la deuxième phalange… Apparemment, la douleur est si vive à cet endroit qu’elle peut réveiller un mort.
Toutefois, l’expression pourrait aussi découler de l’ancien mot «croquer», qui voulait dire «faire disparaître» : jadis, on utilisait un crochet pour traîner le mort enveloppé dans son suaire jusqu'à la fosse commune.