On doit aussi aux boomers d’avoir fait du fabricant de skidoos Bombardier le numéro un mondial du transport ferroviaire et le numéro trois de l’aéronautique. Et on doit aux Henri-Paul Rousseau et Charles Sirois d’avoir levé les doutes quant à la capacité des Québécois de rivaliser avec Bay Street.
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«Les boomers ont développé davantage notre économie tertiaire en bâtissant des entreprises axées sur la prestation de services. C’est un bel héritage qui a permis de diversifier notre portefeuille de rendement. Quand l’exploitation des ressources naturelles ou le secteur manufacturier vont mal, on peut compter sur autre chose», remarque Marie Grégoire, ex-députée de l’Action démocratique du Québec et vice-présidente communication et marketing au cabinet HKDP Communications et affaires publiques, à Montréal.
Ce sont aussi des «chialeux» qui ont remis en question tribunaux, police, médias et politiciens. «Autrefois, tout le monde pensait pareil; la société imposait un moule auquel il fallait se conformer. Grâce à leur éducation et à leur richesse, les boomers ont instauré une société plus démocratique où on croit moins aux élites et où se tiennent des débats», affirme Alain Dubuc.
Ayant envoyé au rebut chapelets et bénitiers devant lesquels se prosternaient leurs parents, la «génération lyrique» a déployé sa créativité de façon exceptionnelle, croient plusieurs observateurs. Deux exemples éclatants : le Cirque du Soleil, fondé par Guy Laliberté, et le Festival international de jazz de Montréal, mis sur pied par un autre boomer, Alain Simard. C’est aussi à cette génération qu’on doit l’essor du vidéoclip dans les années 1970 et 1980. Le canal Musique Plus a d’ailleurs été créé par un boomer, Pierre Marchand.
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