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Dossiers chauds

La religion au travail : une question divinement compliquée!

Les accommodements religieux dans le monde du travail comptent parmi les plus controversés. Les deux tiers des Québécois s’y opposent, selon un sondage mené en septembre 2007 par l’Institut de recherche en politiques publiques de Montréal.

par Louis-Philippe Messier




Au milieu des années 1980, le monde du travail semblait en voie de se «laïciser» avec l’ouverture des commerces le dimanche. Au même moment, toutefois, les premiers accommodements raisonnables étaient accordés à des minorités religieuses qui, depuis, ont gagné en nombre et en influence. Dieu est-il en train de revenir dans le monde du travail par la porte d’en arrière? Ce retour du religieux s’effectue-t-il au détriment des croyances religieuses de la majorité?

«Certains groupes religieux sont plus revendicateurs que d’autres», explique Solange Lefebvre, professeure de théologie à l’Université de Montréal. Elle rappelle que c’est le membre d’une secte chrétienne qui a eu le premier gain de cause devant les tribunaux, vers le milieu des années 1980. Pour cette secte, le samedi était le jour du sabbat; son employeur a dû l’accommoder en fonction de ce congé particulier.

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En 1990, la Cour suprême a dispensé des sikhs religieux de la GRC de porter le chapeau officiel afin qu’ils puissent, comme leurs croyances religieuses le dictent, garder le turban. «C’est généralement avec les signes religieux distinctifs que les gens sont toutefois mal à l’aise», fait remarquer Mme Lefebvre.

Tradition chrétienne

La culture chrétienne est bien sûr fortement ancrée dans le monde du travail québécois. «Pensons au calendrier, qui calcule les années en fonction de la naissance de Jésus, et qui comprend des congés fériés chrétiens», rappelle Mme Lefebvre. À ce calendrier s’ajoutent des façons de faire distinctement occidentales. Pour un nouvel immigrant, plus la culture québécoise est différente de la sienne, plus il peinera à s’intégrer, note le sociologue Jean Renaud, professeur à l’Université de Montréal.

«Au Québec, les Maghrébins prennent en moyenne dix-huit mois à rattraper le salaire moyen des nouveaux arrivants d’Europe de l’Ouest ou d’Amérique du Nord, mais ils y parviennent.» Selon lui, on remarque cependant des difficultés d’adaptation plus persistantes chez les nouveaux arrivants issus du Moyen-Orient ou de l’Asie.


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Résultats



Québec

51,1 %


Situation de l’emploi :
Passable

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