Raisonnables ou professionnellement corrects, les accommodements en milieu de travail empruntent plus que jamais la voie de la responsabilisation des individus, qui tentent de mieux concilier leur vie de famille et leur vie au travail. Place aux accommodements responsables!

«Je me souviens d’une femme qui exigeait que son employeur cesse de la faire travailler de nuit parce qu’elle avait du mal à trouver une gardienne prête à dormir chez elle. Le mari de cette femme était policier et son horaire atypique l’empêchait de veiller sur les enfants.
La cour a donné raison à la femme», raconte Myriam Jézéquel, experte-conseil en accommodements raisonnables. De la même façon, quand un accidenté de la route effectue un retour au travail progressif, son employeur lui consent un accommodement raisonnable. «Certains employeurs accordent aussi la possibilité aux parents d'enfants handicapés de modifier leur horaire de travail pour les accompagner à des rendez-vous médicaux», dit Michael Watkins, agent d’information à l’Office des personnes handicapées du Québec.
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«Une forte majorité d’accommodements raisonnables se négocient de bonne foi entre les employeurs et leurs employés et ils font l’affaire de tout le monde», dit Solange Lefebvre, professeure de théologie à l’Université de Montréal. Parfois, les accommodements avantagent même les entreprises.
«Certains employeurs s’adaptent aux différences religieuses pour des raisons d’affaires, par exemple pour bénéficier d’une bonne réputation auprès d’une communauté particulière», conclut-elle.