Pour quiconque est un brin anxieux, mieux vaut éviter de suivre l’actualité économique de trop près. La récession est à nos frontières selon les commentateurs, avec son cortège funèbre de chômeurs. Déjà, le Québec comptait 40 000 emplois de moins en juillet par rapport à janvier. Chez les sans-emploi, on commence à se sentir à l’étroit.

Un certain nombre de chanceux peuvent toutefois dormir tranquilles : leur emploi, sans être totalement immunisé contre les ralentissements, se montre moins vulnérable aux sautes d’humeur économiques. Ils œuvrent surtout dans les services publics, dans la gestion et l’entretien.
Voici une liste de 25 emplois relativement à l’abri de la turbulence des prochains mois. Une enquête exclusive du Magazine Jobboom.
Sur une mer agitée par la tempête, ce n’est pas le moment de sabrer les rangs des officiers de pont. Un capitaine seul ne peut mener à bien la barque dans de telles conditions. D’où l’importance en entreprise des analystes financiers, les officiers de pont de toute galère en affaires!
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En cas de ralentissement économique, les analystes financiers peuvent même être appelés à travailler davantage. Sous leur surveillance, une entreprise en difficulté garde sa tête hors de l’eau. Sans elle, elle peut couler. De toute façon, même en cas de récession ou de krach boursier, certains types d’entreprises où bossent les analystes, comme les compagnies d’assurance et les institutions financières, ont toujours des sommes colossales à gérer. «À elle seule, l’Industrielle Alliance administre 50,4 milliards de dollars, rappelle Jacques Carrière, vice-président des relations avec les investisseurs et les médias de cette compagnie d’assurance. Même si certains de nos clients retirent leurs épargnes, nous devrons toujours gérer 49 ou 50 milliards de dollars! En temps de ralentissement, nous aurons encore plus besoin de gestionnaires de fonds pour limiter les pertes au minimum.»
Rôle
• Rassemble et analyse des informations financières
• Fournit des conseils financiers ou de placement
• Gère et fait fructifier des fonds d’investissement
Salaire moyen : 57 897 $
Principaux types d’employeurs
• Institutions financières
• Compagnies d’assurance
• Sociétés d’investissement
• Entreprises publiques de services ou manufacturières
• Cabinets de comptables
Ils pourraient être assimilés à des vautours. Les affaires des analystes ou consultants en informatique vont bien quand les entreprises licencient : elles ont besoin d’eux pour remplacer, par des machines, la main-d’œuvre ainsi délestée. «S’il y a un ralentissement économique, les entreprises devront diminuer leur main-d’œuvre et donc compenser par des systèmes informatiques, explique André Raymond, directeur adjoint au Service de placement de l’Université Laval. Ces travailleurs risquent donc d’être très sollicités.»
Il serait cependant injuste de les associer à ces oiseaux de malheur. Un système informatique bien conçu et bien utilisé peut améliorer la productivité de l’entreprise qui s’en sert. Et ainsi sauver des emplois par une meilleure performance face aux concurrents.
Et puis, les pirates informatiques ne ralentissent pas leurs opérations en temps de récession. L’expertise des analystes informatiques en cette matière les élève pratiquement au rang de service essentiel.
Rôle
• Analyse les besoins informatiques des
entreprises et les conseille sur les systèmes d’information à implanter
• Conçoit et implante des systèmes informatisés
Salaire moyen : 65 373 $
Principaux types d’employeurs
• Municipalités, gouvernements provinciaux et fédéral
• Firmes d’experts-conseils en systèmes informatisés
• Établissements de soins de santé
• Institutions financières
• Compagnies d’assurance et autres grandes entreprises
Pour mieux comprendre…
• Un métier peut être à l’abri de la récession sans qu’il y ait nécessairement une très grande demande de main-d’œuvre dans le domaine (ou une grande capacité d’accueil dans les formations qui y sont reliées).
• Il ne s’agit pas d’un palmarès, mais d’une liste non exclusive de métiers et professions moins vulnérables aux sursauts économiques.
• 32 experts ont été mis à contribution pour constituer ce rapport : professeurs, économistes et représentants de divers organismes officiels (ordres professionnels, ministères, etc.).