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Les six postes névralgiques de votre budget

Pourquoi les Québécois en arrachent-ils autant? Pour tenter de comprendre, le Magazine Jobboom a scruté leurs principaux postes de dépenses. En prime, nous avons récolté quelques idées pour soutirer au trou noir de la consommation quelques dollars durement gagnés.

Par Johanne Latour


Magazine Jobboom
Vol. 10 no. 1
janvier 2009


1 - Logement

Dépenses annuelles moyennes par ménage : 10 048 $
(24,4 % des dépenses de consommation courante)

Dans l’ensemble, les Québécois semblent plutôt sages au chapitre de l’habitation : ce poste accapare moins de 25 % de leurs dépenses moyennes – et ce pourcentage inclut le chauffage et l’électricité.

Les choses se gâtent lorsqu’on isole les familles de la classe moyenne (dont le revenu se situe entre 40 000 $ et 90 000 $ par année et qui ont des enfants de moins de 18 ans à la maison). Selon le sondage de Léger Marketing, plus de la moitié de cette strate de population admet qu’elle aurait des problèmes financiers si elle subissait une augmentation de taxes municipales et scolaires, du taux d’intérêt sur son hypothèque, ou encore de son loyer. Fait alarmant : une personne sur trois a déjà de la difficulté à assumer les paiements liés à son habitation.

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«Pour plusieurs familles, le logement représente 35 %, 40 % des dépenses ou même plus», observe Lise Morin, conseillère budgétaire à l’Association coopérative d’économie familiale (ACEF) de l’est de Montréal.

Il faut dire que la valeur des maisons individuelles a presque doublé dans plusieurs régions métropolitaines du Québec, entre 2000 et 2007. Pendant la même période, le coût mensuel moyen pour un logement de deux chambres est passé de 495 $ à 616 $.

Une maison, pas une prison!
• Ce n’est pas parce que la banque offre de vous prêter 400 000 $ que vous devez acheter un manoir. En plus de meubler et d’entretenir votre maison, vous aimeriez sans doute continuer à aller au restaurant et à voyager de temps en temps.

• Plus on étale les paiements d’hypothèque, plus on finit par payer cher. Si vous achetez une maison de 150 000 $ et décidez de la payer pendant 25 ans à un taux d’intérêt de 5,79 %, elle vous coûtera finalement 282 318 $, selon Multi-Prêts Hypothèques. Avec un amortissement sur 35 ans, cela revient à 347 512 $!

• Quand on choisit un logement à louer, il est sage d’opter pour un loyer mensuel équivalant au quart de son revenu après impôts. À 30 %, cela passe encore, mais plus ce pourcentage monte, plus les fins de mois risquent d’être corsées.

• L’électricité et le chauffage, ça compte! «Quand on magasine un logement, c’est important d’inclure dans nos calculs la consommation d’électricité, à l’aide de données que l’on peut obtenir auprès d’Hydro-Québec», conseille Lise Morin. Une différence mensuelle de 25 $, c’est tout de même 300 $ par année.

2 - Transport

Dépenses annuelles moyennes par ménage : 7 536 $
(18,3 % des dépenses de consommation courante)
«Dans certains budgets, le transport est presque devenu l’équivalent d’un deuxième logement», constate Lise Morin. On peut difficilement mettre cela sur le compte de la frivolité, étant donné que le prix de l’essence ordinaire est passé de 0,56 $ le litre, en 1998, à 1,29 $ en moyenne pour les trois premiers trimestres de 2008.

En septembre 2008, les ménages québécois qui possédaient au moins un véhicule (1,6 véhicule en moyenne) dépensaient grosso modo 73 $ par semaine pour du carburant, soit 3 796 $ par année.

Depuis la flambée des prix, la moitié d’entre eux ont modifié leurs habitudes de déplacement et le quart ont diminué leurs achats pour pallier le manque à gagner. Ils magasinent davantage dans les commerces situés à proximité de chez eux, achètent moins à chaque sortie et utilisent davantage le transport en commun ou le covoiturage. Quelque 9 % des ménages ont même vendu un véhicule ou l’ont échangé contre un modèle moins énergivore. Preuve que les mentalités changent, cette solution est maintenant envisagée par 40 % des Québécois de la classe moyenne.

Conduite exemplaire
• L’emplacement de votre domicile a un impact considérable sur votre budget de transport. Habiter à deux pas du travail – ou du moins près d’un service de transport en commun lorsque possible – fait toute une différence.

• Remplacer votre voiture par le transport en commun, selon l’organisme Équiterre, peut vous faire économiser plus de 9 000 $ par année, en considérant l’amortissement, l’intérêt, l’entretien, l’essence, etc. Et rien ne vous empêche de louer une voiture quand vous en avez vraiment besoin.

• Si vous n’avez pas accès à un réseau de transport en commun, pourquoi ne pas tenter l’expérience du covoiturage? Le site Web www.covoiturage.ca donne une bonne idée des économies potentielles. Grâce à son calculateur pratique, on apprend qu’un trajet de 7 kilomètres partagé par 3 personnes dans une voiture sous-compacte, matin et soir, coûtera à chaque participant seulement 1,59 $ par jour si l’essence coûte 1,29 $ le litre. Pendant ce temps, les réductions de CO2 permettront de ménager l’environnement.


Nostalgie…

Dépenses de consommation courante en 1969 au Québec : 6 434 $. En dollars d’aujourd’hui, cela donnerait 37 407 $, soit 3 716 $ de moins que de nos jours.

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Résultats



Québec

38,5 %


Situation de l'emploi :
Défavorable

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