Trouver un article

Dépenses annuelles moyennes par ménage : 6 935 $
(16,8 % des dépenses de consommation courante)
À la fin des années 1960, les aliments représentaient la plus grande proportion des dépenses des ménages québécois, soit un peu plus du quart. Aujourd’hui, c’est environ un sixième.
«Le coût des aliments a augmenté moins vite que le revenu des consommateurs dans les pays industrialisés», explique Félicien Hitayezu, agroéconomiste au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ). Parmi les facteurs en cause, notons l’augmentation de la productivité agricole et la concurrence accrue engendrée par la mondialisation des marchés.
| Pub. |
Cependant, les augmentations récentes nous donnent l’impression contraire : de septembre 2007 à septembre 2008, la facture du panier d’épicerie a grimpé de 5,7 %, selon le MAPAQ.
«C’est surtout depuis l’été 2008 que les Québécois ressentent les effets de la crise alimentaire mondiale, particulièrement quand ils achètent de l’huile, des légumes frais et des produits céréaliers, dont les prix ont augmenté respectivement de 19 %, de 21 % et de 22 %», précise Josée Robitaille, économiste au MAPAQ.
Et ce ne sont pas que les plus pauvres qui s’en ressentent. Quarante et un pour cent des Québécois de la classe moyenne ont cessé d’acheter certains produits jugés trop chers (produits fins, alcool, collations, etc.), tandis que le tiers d’entre eux reçoivent moins souvent parce que c’est trop coûteux.
«Même si notre panier d’épicerie est très peu cher, c’est souvent lui qui écope quand les autres dépenses augmentent», confirme Charles Tanguay, responsable des communications et du développement à l’Union des consommateurs. Encore un peu de nouilles ramen, les enfants?
Couper dans le gras
• L’idée n’est pas nouvelle, mais profiter des rabais peut-être drôlement efficace. Si des réductions de 0,75 $ ou de 1 $ permettent d’épargner ne serait-ce que 10 $
par semaine, vous serez plus riche de 500 $ à la fin de l’année… à condition de ne pas dilapider les sommes économisées en achetant plus de chocolat...
• Cuisinez pour une armée! Préparer des repas en grande quantité permet souvent d’obtenir des plats délicieux et nutritifs pour deux dollars ou moins par portion.
• Essayez les marques des détaillants. À prix moindre, la qualité des produits proposés égale souvent celle de marques connues – et ils sont parfois préparés par les mêmes fabricants.
• Selon une enquête Harris/Décima réalisée pour ING Direct, les Québécois sont nettement moins enclins que les autres Canadiens à renoncer aux sorties au restaurant et à l’achat de café sur le pouce. Pourtant, c’est là qu’on peut aller chercher les économies les plus substantielles. Votre latte quotidien vous coûte 3,50 $? Du lundi au vendredi, pendant 50 semaines, vous aurez dépensé 875 $ pour votre dose de caféine. Et si vous emportiez votre thermos, de temps en temps?
![]() |
Dépenses annuelles moyennes par ménage : 3 275 $
(8 % des dépenses de consommation courante)
À défaut d’avoir accédé à la société de loisirs tant convoitée, chacun tente de profiter de son temps libre – en moyenne 30 heures par semaine – pour faire du sport, regarder la télévision, assister à des spectacles… Tout cela coûtait 2 290 $ par ménage en 1997. Neuf ans plus tard, en 2006, on consacrait 1 000 $ de plus à se distraire du travail.
Seulement en 2006, les dépenses pour l’achat d’appareils audio et vidéo ont augmenté respectivement de 38 % et de 16 % par rapport à l’année précédente. Après tout, Alex Kovalev est tellement meilleur sur un écran plasma de 60 pouces…
Mais il y a des limites à se faire plaisir : en septembre dernier, 28 % des Québécois ont affirmé avoir diminué leurs dépenses de loisirs en raison de la hausse du prix de l’essence. «On constate aussi que la moitié des parents de la classe moyenne ont du mal à assumer les frais liés aux activités auxquelles leurs enfants sont inscrits, comme les cours de musique et le sport», mentionne Christian Bourque, de Léger Marketing.
Visites libres
• Piscines municipales, patinoires, pistes cyclables, parcs : la ville peut devenir votre terrain de jeu. Vous payez déjà ces infrastructures par vos impôts fonciers; autant en profiter!
• La plupart des municipalités organisent de nombreuses activités gratuites ou accessibles à peu de frais : cours, spectacles et happenings en tous genres, du yoga jusqu’au cinéma en plein air. Si vous consultez le calendrier de votre localité, il y a fort à parier que vous y trouverez votre compte.
• Puisque le budget essence est réduit, explorez toutes les richesses des régions environnantes plutôt que de rouler jusqu’à Old Orchard ou aux chutes Niagara. N’y a-t-il pas près de chez vous un vignoble, un parc national, un musée que vous n’avez pas encore visité?
• Un repas peut augmenter considérablement le coût d’une escapade en famille, même s’il s’agit de restauration rapide. Lorsque c’est possible, emportez un lunch. Pour quatre personnes, l’économie atteindra facilement 30 $ ou 40 $.