Dossiers chauds

Les six postes névralgiques de votre budget (suite)


Magazine Jobboom
Vol. 10 no. 1
janvier 2009


5 - Entretien ménager

Dépenses annuelles moyennes par ménage : 2 616 $
(6,4 % des dépenses de consommation courante)

Cette catégorie de dépenses, selon Statistique Canada, comprend des frais aussi divers que ceux liés aux produits ménagers, à la garde des enfants, aux animaux domestiques et aux télécommunications.

Ces dernières méritent d’ailleurs que l’on s’y attarde : les services de téléphonie cellulaire, de téléavertisseurs et d’appareils de messagerie textuelle portatifs coûtent 293 $ par année au ménage québécois moyen. C’est six fois plus qu’en 1997! «Et ces contrats de téléphonie cellulaire ne sont pas faciles à annuler», mentionne Lise Morin.

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À ces dépenses s’ajoutent celles du service téléphonique traditionnel (567 $), du matériel informatique (216 $) et de l’accès à Internet (214 $), de sorte que l’informatique et la téléphonie comptent pour 1 290 $ dans le budget annuel moyen. «Internet et les nouvelles technologies ont créé de nombreux besoins pour les consommateurs, ce qui cause une pression accrue sur les revenus», dit Simon Langlois, professeur titulaire au Département de sociologie de l’Université Laval.

Frais virés
• Avez-vous encore besoin d’une ligne téléphonique à la maison? Est-ce que tous les membres de la famille ont réellement besoin d’un téléphone cellulaire? L’appel en attente est-il vraiment un service essentiel? Avant de répondre, pensez à tout ce qu’il vous en coûte par mois et par année.

• Tout évolue si vite en électronique que les appareils nous semblent désuets très rapidement. Or, si votre ordinateur convient encore à vos besoins, peut-être n’est-il pas essentiel d’acheter un modèle dernier cri. Et rien ne vous oblige à changer de cellulaire parce que le rose, c’est tellement «l’an dernier».

6 - Habillement

Dépenses annuelles moyennes par ménage : 2 401 $
(5,8 % des dépenses de consommation courante)

Une des principales raisons qui poussent les gens à consommer – et à s’endetter – est l’image qu’ils désirent projeter. On comprend donc aisément que, malgré le marasme économique actuel, l’habillement soit l’une des deux seules catégories de produits pour lesquelles les Québécois prévoient augmenter leurs dépenses au cours des prochains mois, l’autre étant la quincaillerie et la rénovation.

On aura beau dénoncer les stéréotypes, les femmes et les filles accaparent la plus grande part des dépenses vestimentaires moyennes des ménages, soit 1 288 $, contre 904 $ pour les hommes et les garçons. Les quelque 200 $ restants sont consacrés essentiellement aux vêtements pour enfants de moins de 4 ans, ainsi qu’à l’achat de tissu et au nettoyage à sec.

Petite consolation, l’importation croissante de vêtements confectionnés en Chine a fait baisser le prix moyen des vêtements de 6 % au Canada pendant la première moitié de cette décennie. Ainsi, les consommateurs peuvent garnir leur garde-robe avec plus de fringues, pour moins d’argent.

Garder sa chemise
• Méfiez-vous des fausses aubaines, comme le joli pull en acrylique si doux qu’on dirait du cachemire, offert à seulement 19,99 $… Même à ce bas prix, il vous aura coûté très cher s’il se couvre de bouloches après deux lavages. Les vêtements «jetables» ne sont jamais une aubaine!

• «Quand vous magasinez, offrez-vous la meilleure qualité que votre budget vous permet pour les éléments de base de votre garde-robe, comme les tailleurs, les complets, les chemises», suggère Marie-Claude Pelletier, styliste et présidente de l’agence Les Effrontés. Un pantalon de laine de qualité, payé 150 $, que vous porterez 2 fois par semaine, 25 semaines par année pendant 3 ans, ne coûte que 1 $ chaque fois que vous le portez.

• Économisez plutôt sur les articles que vous ne porterez pas régulièrement (comme une tenue de soirée) ou qui se démoderont au bout d’une saison. Certaines collections de vêtements peu coûteux présentent un rapport qualité-design-prix franchement intéressant. Pensez, par exemple, à Joe Style Frais (pour hommes, femmes et enfants), vendue chez Maxi & Cie!

• «Tout vient en solde à qui sait attendre», rappelle Lise Morin. Si vous pouvez patienter jusqu’en janvier et en juillet pour acheter vos vêtements, à vous les économies! «Inscrivez-vous sur les listes d’envoi de vos magasins préférés. Certains vous aviseront à l’avance des soldes, et parfois même de ceux qui ne sont pas annoncés au grand public», conseille Marie-Claude Pelletier.

Merci aux conseillers budgétaires des ACEF (Associations coopératives d’économie familiale) qui ont accepté de partager avec nous leurs bons conseils.


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Résultats



Québec

38,5 %


Situation de l'emploi :
Défavorable

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