Dossiers chauds
À la une - Israël

Bosser sous les bombes (suite)


Magazine Jobboom
Vol. 10 no. 5
mai 2009


Mais la plupart retournent tranquillement à leurs occupations au bout de quelques minutes, dès qu’ils ont entendu l’explosion… Et consultent les infos sur le Web pour savoir où la roquette est tombée!

Annie Zerbib vit et travaille à Haïfa, une des agglomérations les plus importantes d’Israël (260 000 habitants), tout près du Liban. Elle y dirige les services informatiques de la compagnie Marvell, spécialisée dans les technologies de l’information et de communications. En 2006, sa ville a été la cible des roquettes du Hezbollah. «Au début, le son des sirènes provoque une décharge d’adrénaline. Le cœur bat à vive allure et on se met à trembler, explique-t-elle. Mais au bout de quelques alertes, on n’est plus tellement impressionné!»

Abris tout compris

Eran Halperin a mené plusieurs études sur les impacts psychologiques et politiques de la guerre. Il s’est intéressé, entre autres, à la seconde Intifada (2000-2006). À cette époque, plus de 90 % des Israéliens disaient ressentir un niveau d’anxiété élevé à très élevé.

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«Mais ces émotions semblent avoir laissé peu de séquelles psychologiques à long terme, si je me fie au petit nombre de cas déclarés de victimes du syndrome de stress post-traumatique. Il y en a eu infiniment plus aux États-Unis à la suite des attentats du 11 septembre 2001. Sans doute parce qu’ici, nous sommes habitués au terrorisme.»

Les Israéliens ne consomment pas plus de médicaments psychotropes que les Canadiens, selon l’Enquête nationale sur la santé des Israéliens (2007). Et leur consommation d’alcool est moins élevée que celle de la plupart des Européens.

Seraient-ils faits en Teflon? «En fait, ce sont les réseaux d’entraide qui les préservent de la folie! soutient Avi Kirschenbaum. Les gens trouvent du réconfort auprès de leurs proches et de leurs collègues. Les guerres sont des expériences collectives qui, en dépit de l’immense souffrance qu’elles créent, renforcent le sentiment d’unité entre les membres d’une communauté.»

Ainsi, dans plusieurs entreprises, les employés transforment les abris antimissiles en niches agréables, avec des tables, de la nourriture, de l’eau. «Pendant les moments d’extrême tension, les gens s’écoutent, se consolent, prennent soin de ceux qui paniquent, dit le spécialiste de gestion de crise. Ils improvisent des groupes de thérapie, quoi!»

Les Israéliens sont aussi des maîtres de l’humour noir. Une soupape essentielle, selon David de Vries. «Nous faisons des blagues à propos de tout, y compris sur la Shoah et les camps de concentration! Sur le plan émotif, c’est une manière de gérer l’insupportable, l’horreur absolue.»

Affirmation corroborée par notre guide touristique, Uri Goldflam, qui a bien voulu partager un peu de son répertoire.

Question : Pourquoi Hitler s’est-il suicidé?

Réponse : Parce qu’il a reçu sa facture de gaz.

Le séjour en Israël de Marie-Hélène Proulx a été organisé et payé par le comité Canada-Israël.

Israël
Population : 7 380 000 à la fin de janvier 2009
Composition ethnique : Environ 76 % de Juifs (dont les deux tiers sont nés en Israël), 20 % d’Arabes (surtout des Arabes musulmans, mais aussi des Druzes, des Arabes chrétiens et des Bédouins) et 4 % de Chrétiens non arabes, ou déclarés sans religion.
Superficie : 22 021 km2
PIB : 205,7 milliards de dollars en 2008
PIB par habitant : 28 900 $ en 2008
Taux de chômage : 6,8 % en janvier 2009
Principales industries :
• Les hautes technologies (télécommunications, systèmes d’irrigation, optique, nanotechnologies médicales, pharmacologie, matériel et services informatiques)
• Armement et sécurité civile
• Taille et polissage de diamants (parmi les plus réputés au monde)
• Textiles et chaussures
• Produits chimiques
• Pâtes et papiers

Sources : Le site Internet The World Factbook de la CIA; Atlas géopolitique d’Israël, de Frédéric Encel (Éditions Autrement, 2008); Bureau de la statistique d’Israël; Jacques Bendelac, économiste et chercheur en sciences sociales; site Internet Perspective Monde de l’Université de Sherbrooke.


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Quelle serait la pire gaffe lors d’un party de bureau?









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Québec

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Défavorable

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