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À la demande de Vincent Lacroix, Félicien Souka a créé un logiciel permettant à Norbourg de générer des répliques exactes de documents sécurisés d’institutions financières présentant des états de compte resplendissants. Afin de le soustraire aux regards indiscrets des collègues, qui commençaient à sérieusement l’indisposer, Lacroix affirme lui avoir acheté un bungalow à Candiac, d’où il effectuait ses tâches.
Pour soulager Souka de la culpabilité qu’il disait ressentir, Vincent Lacroix l’a gratifié de quelque 200 000 $, en plus de son salaire annuel de 60 000 $ et du bungalow. Le syndic de faillite lui réclame quelque 250 000 $. Souka poursuit quant à lui Lacroix pour atteinte à sa réputation et réclame 2,8 millions de dollars. À ne pas inviter au même conventum.
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Peu importe! Son titre prestigieux lui donne notamment la main haute sur la «petite caisse», dans laquelle Lacroix puise pour ses nombreuses dépenses personnelles, comme les joyeuses virées au club d’effeuilleuses de luxe Chez Parée.
Cependant, son règne vice-présidentiel est de courte durée : les autorités s’inquiètent de sa compétence pour un tel titre, et il est recalé dès 2002 au poste de contrôleur. Il procède alors aux inscriptions comptables de la majorité des entreprises du Groupe Norbourg, cosigne certains chèques, fait des transferts bancaires et s’occupe de différentes paperasses. Il est resté fidèle à Vincent Lacroix jusqu’à la dernière seconde.
Cholette a déclaré faillite le 31 mai 2007. Sa formation scolaire limitée fait dire au juge Richard Wagner, dans une décision rendue en mars dernier, que bien qu’il ne soit pas démuni intellectuellement, son manque d’instruction et de connaissances le rendent admissible à l’aide juridique.
Le syndic de faillite chargé de l’affaire Norbourg espère récupérer les 954 000 $ qui lui auraient été versés indûment. Notamment une partie du fruit de la vente à Lacroix de son édifice du Vieux La Prairie, en 2004, pour une somme de 1,4 million… alors que l’évaluation municipale oscillait autour de 325 000 $. D’après le syndic de faillite, Lacroix aurait gonflé le prix d’achat pour remercier Deschambault de sa constante complaisance. Deschambault est aussi poursuivi par le syndic pour non-paiement de loyer : après la vente de son immeuble, Deschambault a continué d’y loger sa firme sans verser un sou à Norbourg.