À quoi pourrait ressembler le Québec dans 10 ans? Le Magazine Jobboom a dégoté plusieurs grandes idées qui germent dans les têtes de visionnaires d’ici.

Un TGV Québec-Windsor, des nanorobots contre le cancer, une voiture électrique québécoise, une salle de spectacle signée Robert Lepage dans un ancien tunnel d’autoroute? Tous ces projets existent déjà à l’état embryonnaire, sur les plans d’un architecte ou à l’étude dans un ministère.
Sauf qu’ils tardent à se concrétiser. Chacun traîne avec lui l’ombre du Stade olympique, de Mirabel et bientôt du CHUM. Le syndrome de l’éléphant blanc paralyse toute idée de grandeur. Pourtant, les Québécois ont déjà été de grands bâtisseurs à succès : les grands barrages hydroélectriques du Nord, le canal Lachine ou le métro de Montréal en sont des exemples probants.
Des réalisations d’envergure qui ont eu des impacts à long terme sur notre société, explique Roger Boivin, président de Groupe Performance Stratégique, une firme de consultants en économie. «Par exemple, la construction des barrages hydroélectriques a fait naître le génie civil au Québec, dit-il. Ce créneau était inexistant ici dans les années 1960. Aujourd’hui, le Québec est un leader dans le domaine.»
| Pub. |
De plus, les grands projets créent des retombées pour les régions qui les accueillent. «Au Saguenay, par exemple, des entreprises se sont développées autour de l’aluminerie d’Alcan. Des équipementiers se sont greffés à cette industrie, tandis que d’autres ont acquis des expertises liées aux alumineries, que ce soit en construction, en opérations ou en entretien.» Même l’Université du Québec à Chicoutimi en profite avec son Centre de recherche sur l’aluminium.
Par contre, les politiciens font face aujourd’hui au scepticisme de certains Québécois. Le projet de casino avec le Cirque du Soleil, la privatisation d’une partie du parc du mont Orford et la centrale au gaz naturel du Suroît ont tous capoté, à tort ou à raison, à la suite d’une forte mobilisation publique. «Il y a une exagération de l’opposition de la société civile», croit même Françoise Bertrand, présidente-directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec.
«Mais il ne faut pas rejeter ces critiques d’un revers de main, dit Roger Boivin. Cette intelligence collective permet d’améliorer les projets. Par exemple, les écologistes nous ont appris à mieux gérer l’utilisation de nos forêts.»
Entre la course aux retombées économiques et les craintes de la population, il revient aux dirigeants politiques de trancher. «Nous élisons des gouvernements pour qu’ils prennent des décisions, dit Françoise Bertrand. C’est à eux d’aller de l’avant.»
- Le rêve d'un train trans-Québec
- L'ONU à Montréal et autres idées de grandeur
- À quand un pont sur le Saguenay?
- Des appellations d'origine québécoises
- Un complexe culturel
dans le Cap Diamant
- Internet haute vitesse en région
- Maîtres des nanotechnologies
- Une voiture signée Hydro-Québec
- Un TGV nommé désir
- Fermons Dorval!

NOS AIGUILLEURS