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En 2020… Après des décennies d’incertitude, la voiture électrique made in Québec est enfin devenue réalité. Hydro-Québec est un joueur important sur l’échiquier mondial avec la production en série du moteur développé par sa filiale TM4, en plus d’avoir largement remplacé les pétrolières dans la province par son système d’approvisionnement électrique.

Mais le ministre Béchard faisait également référence à de nombreux autres projets qui pourraient bientôt se réaliser. Par exemple, Hydro-Québec a conclu une entente en janvier dernier avec le constructeur indien Tata Motors, afin de fournir un moteur électrique à plus de 100 voitures qui seront mises à l’essai en Norvège pendant l’hiver 2009-2010. Après plus de 10 années de déboires, le moteur de la filiale TM4 de la société d’État pourrait donc trouver un débouché.
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Déjà, la restructuration en cours dans l’industrie automobile a donné le feu vert à l’avènement de véhicules moins polluants. «Il n’y a pas une semaine qui passe sans qu’un fabricant annonce un produit hybride ou électrique à venir, dit Christian Navarre, professeur de gestion à l’Université d’Ottawa et spécialiste de l’automobile. Par exemple, Chrysler compte plusieurs modèles électriques dans son plan de relance.»
Pour l’alimentation électrique, Hydro-Québec est prête à faire face à la demande, assure la porte-parole. «Si le quart des voitures en circulation aujourd’hui étaient électriques, cela nécessiterait environ trois térawattheures», soit l’équivalent de l’électricité consommée par 180 000 foyers. «En fait, une voiture électrique ne consomme pas plus qu’un chauffe-eau résidentiel», ajoute Flavie Côté.
Pour l’instant, le principal frein à une voiture électrique commercialisable est le coût de la batterie. L’Institut de recherche d’Hydro-Québec y travaille. «Nous faisons de la recherche fondamentale afin de vendre ce savoir-faire et pour faire avancer l’industrie», dit Flavie Côté.
Toutefois, la compétition sera forte pour attirer des fabricants au Québec, alors que la région du sud de l’Ontario possède déjà une immense industrie de l’automobile. Mais la construction d’une voiture électrique ne requiert pas la même technologie que celle d’un véhicule à essence, fait remarquer Christian Navarre : «C’est beaucoup plus simple.» Et l’électricité, au Québec, on connaît ça.
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