Qu’ont en commun les ingénieurs, les infirmières et les avocats qui immigrent au Québec? Comme une centaine d’autres types de professionnels, ils ne peuvent pratiquer sans permis.

Il y a au Québec :
• 52 professions régies par des ordres professionnels ;
• 26 métiers réglementés par la Commission de la construction du Québec;
• 10 certificats qui régissent certains métiers comme l’électricité et le soudage;
• plusieurs certificats de représentant (représentant en assurance (agent et courtier), représentant en valeurs mobilières, représentant en épargne collective, expert en sinistre, planificateur financier, etc.) qui sont délivrés par l’Autorité des marchés financiers (AMF);
• 2 professions dans le domaine de l’enseignement (primaire et secondaire) qui sont régies par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) du Québec.
Bonne nouvelle : pour vous aider à vous y retrouver, le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles (MICC) a mis en place, en 2002, le Service d’information sur les professions et métiers réglementés (SIPMR).
«Il s’agit de sessions individuelles ou en groupe dans le cas de certaines professions prisées par les immigrants comme les médecins, ingénieurs, comptables, enseignants du primaire et du secondaire et les professionnels des métiers de la construction», explique Christine Drouin conseillère au sein du SIPRM.
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Ces sessions abordent les lois et règlements du Québec, en plus de décrire les tâches associées à tel ou tel autre métier. Ainsi, les immigrants peuvent comparer la réalité du Québec avec leur pratique professionnelle dans leur pays d’origine. «Le client apprend avec quels ordre, organisme ou autorité il doit faire affaire. Cela lui évite des frustrations, ainsi qu’une perte de temps et d’argent», explique Mme Drouin.
En outre, les séances sont la meilleure occasion pour savoir comment constituer un dossier, évaluer le coût des procédures et surtout, découvrir les nouvelles mesures pour accéder à certaines professions. «Il y a de plus en plus de nouveautés concernant les formations d’appoint. À titre d’exemple, les dentistes diplômés à l’étranger peuvent désormais devenir hygiénistes dentaires en suivant une formation d’un an qui commencera la session d’hiver 2009», soutien Mme Drouin.
Le MICC incite les candidats à l’immigration à vérifier avant leur départ si le métier qu’ils comptent exercer est réglementé au Québec. «Les candidats sont surtout invités à entrer en contact avec les ordres professionnels ou les organismes qui régissent leur profession pour préparer leur dossier. Des ordres professionnels comme celui des chimistes ont innové. Ils ont mis en ligne une évaluation virtuelle pour calculer le potentiel d’admission», soutient la conseillère du SIPMR.
Par la suite, les agents du MICC conseillent aux immigrants de se munir de toutes les pièces justificatives nécessaires au dépôt de leur demande de certificat de compétence, d’adhésion à un ordre ou de permis, avant de quitter son pays d’origine. Ceci dans le but d’éviter des délais inutiles à l’arrivée au Québec.
Une fois rendu au Québec, assister aux séances d’information du SIPMR est d’une grande utilité. «J’entendais dans mon entourage des renseignements contradictoires sur les procédures à suivre pour adhérer à l’ordre des ingénieurs, témoigne Mohammed, d’origine marocaine. Les conseillères du MICC m’ont donné de l’information juste et à jour. On m’a même proposé des ateliers pour préparer les examens pratiques.»
Pour plus de renseignements
Professions ou métiers réglementés (ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles) :
- service d’information sur les professions et métiers réglementés;
- professions régies par un ordre professionnel;
- profession d’enseignant;
- professions régies par l’Autorité des marchés financiers;
- métiers réglementés de la construction;
- qualifications professionnelles réglementées.
Office des professions du Québec