Plusieurs candidats à l’immigration croient à tort qu’il suffit de décrocher son visa de résident permanent pour atterrir à Dorval et obtenir maison, travail et belle vie.

La réalité n’est pas aussi rose! Les chiffres et les analyses sur la population active immigrante publiés au mois de février 2008 l’ont démontré. Le taux de chômage des immigrants est plus élevé (20,8% des immigrants nés en Afrique, alors que le taux est de 4,9% pour la population née au Canada) durant leurs cinq premières années au Québec.
Or, les experts en immigration s’entendent pour dire que l’intégration se fait par l’emploi. Il faut donc savoir si sa profession est réglementée, consulter régulièrement l’information sur le marché du travail et les opportunités professionnelles dans toutes les régions du Québec sur le site Internet d’Emploi-Québec.
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Mais pour décrocher un emploi, il faut aussi comprendre comment la société fonctionne. Ainsi, «il est pertinent de profiter de la période d’attente, pendant le traitement de sa demande d’immigration, pour se documenter et évaluer ses chances de décrocher un emploi», dit Claude Fradette, responsable des relations avec les médias au ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles du Québec. La meilleure façon de le faire est de s’informer sur les valeurs de la société d’accueil et de s’en imprégner. Pour ce faire, consultez les sites Internet des médias québécois et celui du guide gratuit Apprendre le Québec .
C’est une étape primordiale, car elle permet au nouvel arrivant d’être prêt psychiquement à accepter sa nouvelle vie. À titre d’exemple, «la société québécoise favorise la résolution des conflits par la négociation. L’expression violente des rivalités ou des haines interethniques, politiques et interreligieuses n’est pas tolérée», peut-on lire dans le guide Apprendre le Québec du MICC.
Des émotions fortes L’adaptation se fait graduellement, car les premiers jours de l’immigrant sont les plus difficiles. «Tout a changé et je me suis senti démuni devant la situation : trouver un appartement alors que les propriétaires exigent des références, inscrire ma fille dans une garderie alors qu’il y a un manque de places, subvenir aux besoins de ma famille en voyant mon pécule fondre comme neige au soleil. Et surtout, je ne m’attendais pas à chercher durant six mois avant de décrocher un emploi décent», avoue François, ingénieur d’origine française qui a débarqué à Montréal à l’hiver 2008.
Les immigrants qui frappent un mur à leur descente d’avion sont légion. «C’est une période très délicate où le nouvel arrivant traverse une foule incroyable d’émotions, de frustrations et de déceptions ponctuées par un choc, explique Ismaïli Mohammed, spécialiste de l’intégration en emploi des immigrants depuis plus de huit ans. La clé, c’est d’être bien préparé et de modérer ses attentes.»