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La plupart des immigrants s’installent à Montréal plus par réflexe que par conviction. Le Bas-Saint-Laurent serait pourtant une destination de choix.

Portrait du Bas-Saint-Laurent
Organismes d’accueil pour les immigrants
Le Bas-Saint-Laurent est une région ressource (secteur agroalimentaire et l’industrie forestière). On y trouve aussi des entreprises et des emplois dans presque toutes les activités manufacturières, notamment dans la métallurgie et les équipements de transport. Des projets d’envergure éoliens, diamantaires et en biotechnologies marines s’y concrétisent.
«Nous encourageons un candidat à l’immigration à considérer les créneaux d’excellence (valorisation de la tourbe et des technologies agroenvironnementales; ressources, sciences et technologies marines; matériel de transport et produits métalliques; habitat-construction) que nous avons identifiés et qui sont appelés à se développer dans notre région. Néanmoins, la forêt, l’environnement et la santé sont, entre autres, des secteurs en forte demande de main-d’œuvre», énumère Suzette de Rome, agente de développement de la Conférence régionale des élus (CRÉ) du Bas-Saint-Laurent.
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La région ne reçoit que 1% des immigrants qui choisissent le Québec. «En 2007, on a recensé dans la région 442 immigrants admis de 2001 à 2005», précise Julie Morin, conseillère en développement régional et en partenariat à la direction régionale de la Capitale-Nationale et de l’Est-du-Québec du ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles (MICC).
Plusieurs communautés sont déjà présentes sur le territoire. Elles viennent de France, des États-Unis, de Chine, d'Haïti, de Belgique, du Maghreb et de Colombie. Et le MICC déploie un effort considérable pour promouvoir l’installation des immigrants dans la région.
«Avec ses partenaires, le MICC, Emploi-Québec et le ministère des Affaires municipales et des Régions, la CRÉ a signé en 2006 une deuxième entente de trois ans pour promouvoir l’immigration dans notre région», explique Suzette de Rome.
Cette entente a abouti à la création d’une vitrine sur la toile, au soutien des quatre organismes d’accueil et d’orientation de la région et au support des organismes d’employabilité localement pour aider les nouveaux arrivants à adapter leur méthode de recherche d’emploi à la réalité québécoise. «Nous encourageons aussi l’organisation d’activités qui favorisent l’interculturalisme et nous assurons la promotion de la région par l’organisation de séances d’information à Montréal et de visites de nouveaux arrivants dans notre région grâce à des partenariats avec les organismes Promotion − Intégration − Société nouvelle (PROMIS) et Carrefour BLE , précise Mme Suzette.
«Accueil et intégration du Bas-Saint-Laurent est l’un des quatre organismes qui offrent les services nécessaires pour amorcer une première insertion socioéconomique des nouveaux arrivants : trouver un logement, utiliser les systèmes de transport, connaître les rouages du marché du travail. Nous sensibilisons aussi la population d’accueil aux avantages économiques et sociaux de l’immigration par des activités thématiques comme le Festival interculturel de Rimouski», signale Mahnaz Fozi, directrice de l’organisme.
Dans le cadre de ces activités, Accueil et intégration du Bas-Saint-Laurent a invité une douzaine d’immigrants de Montréal au dernier Salon de l’emploi de Rimouski. Deux visiteurs ont réussi à décrocher un emploi et à s’installer dans la ville de Rimouski.