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Pour l’instant, faute d’accord au sein de l’industrie perlière et avec la récession mondiale en toile de fond, de nombreuses familles polynésiennes risquent donc d’être privées de revenu et de leur autonomie. «Les petits perliculteurs sont, hélas, les premières victimes de cette crise», dit Alfred Porlier, directeur d’un autre groupement, le GIE Professionnel de Producteurs de Nacres et de Perles de Polynésie. Les atolls des archipels Tuamotu et Gambier pourraient être dévitalisés, car le maintien et même la croissance de la population y dépendent de la perliculture.
Alfred Lau n’a heureusement pas mis toutes ses perles dans le même collier. En plus de la perliculture, il offre l’hébergement aux plaisanciers qui sillonnent la Polynésie ainsi que l’entretien et la réparation de leurs voiliers. Il élève aussi des poules et cultive des palmiers pour faire du coprah, la chair de noix de coco dont on extrait une huile utilisée dans l’alimentation et les cosmétiques. Cependant, la perle reste sa première source de revenu et surtout sa passion.
Selon lui, il faut valoriser les petits producteurs pour qu’ils puissent traverser la crise. «La solution passe par un étiquetage de type “commerce équitable” ou “écoresponsable” pour les perles élevées selon un processus respectueux des traditions, des travailleurs et de l’environnement», dit-il. Un label pour sauver le paradis, en quelque sorte.
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