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Comme seul le consentement mutuel compte, cette procédure est plus simple à mettre en œuvre que le licenciement classique. D’autant qu’elle ne nécessite que peu de paperasse. Pour lancer la machine, il suffit de remplir un formulaire type disponible sur le site du ministère du Travail.
L’initiative peut provenir de l’employeur ou du salarié. Chacun dispose ensuite d’un délai de 15 jours pour se rétracter, après quoi, l’employeur adresse une demande au ministère du Travail, qui vérifiera no-tamment que les deux parties ont bien exprimé leur libre consentement. En un peu plus d’un mois, l’affaire est entendue.
«Ces modalités ont pour but de placer les deux parties sur un pied d’égalité», explique Alexandre Bensoussan, avocat à la cour de Paris, spécialisé dans le droit du travail. «Ce qui permet, au passage, de pacifier et de dédramatiser les discussions relatives à la rupture du contrat de travail.»
Roselyne Boixel, responsable régionale commerciale chez Carl Zeiss Vision jusqu’en mars dernier, fait partie des 16 employés qui ont eu recours à la rupture conventionnelle. «J’ai travaillé pour cette société pendant 18 ans. Je m’y sentais bien, mais j’avais besoin de nouveaux défis.» Cela faisait plusieurs mois que l’idée de fonder sa propre société lui trottait dans la tête. «Sauf que je ne pouvais pas me permettre de démarrer un tel projet sans un minimum d’assise financière.» L’indemnité de départ qu’elle a reçue en plus des allocations de chômage lui ont permis d’assurer la jonction en attendant que son projet devienne rentable.
On l’a dit, cette rupture «amiable» est simple et relativement rapide à mettre en œuvre. C’est probablement pour cette raison qu’elle séduit tant les employeurs… les moins fair-play y compris.
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