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La région de Québec sait se démarquer autrement que par son statut de capitale de l’État québécois, comme en font foi divers indicateurs économiques relatifs au monde du travail. Malgré la perte de plus de 6 000 emplois en un an, la région métropolitaine de Québec, avec ses quelque 700 000 habitants, affiche encore aujourd’hui le plus bas taux de chômage de la province.

Près de la moitié de la fonction publique de la province est concentrée à Québec, d’où son sobriquet de «ville de fonctionnaires», comme le sont toutes les capitales. Mais la région de la Capitale-Nationale cherche à se démarquer autrement que par la présence du siège de l’État québécois. En effet, le principal organisme de développement économique de la région, Pôle Québec Chaudière-Appalaches (Pôle QCA), a établi trois secteurs d’activité économique qui méritent d’être soutenus et encouragés.
Il y a celui des sciences de la vie, de la santé et de la nutrition (transformation, nutraceutiques et aliments fonctionnels), celui des matériaux transformés (comme les plastiques et les matériaux composites) et celui des technologies appliquées, où l’on retrouve les industries de l’électronique, de la géomatique, des solutions et des technologies de l’information, de même que celles de la défense et de la sécurité.
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«Ces secteurs bénéficient du dynamisme créé par une foule d’intervenants régionaux tels les maisons d’enseignement, les centres de recherche, les fournisseurs, les sous-traitants et les consultants», fait valoir l’organisme dans un document de présentation.
En effet, la présence de l’Université Laval — réputée notamment pour sa Faculté de médecine et son Département de géomatique —, et les sièges de l’Institut national de recherche scientifique et de l’École nationale d’administration publique donnent à Québec un statut de technopole.
Une ville de fonctionnaires, Québec? Oui, mais moins qu’auparavant. Cependant, l’administration publique demeure un joueur important dans l’économie locale. En 2003, selon Statistique Canada, les secteurs de l’administration publique, des soins de santé et de l’assistance sociale représentaient à eux seuls plus de 80 000 des quelque 326 500 emplois recensés dans la région. Hors de la fonction publique, les secteurs du commerce (51 300 emplois), de la fabrication (27 900), des services d’enseignement (27 200), de l’hébergement et de la restauration (25 900) et de la construction (14 500) sont parmi ceux qui occupaient le plus de personnes en 2003.
D’ailleurs, les projets de diversification économique ne manquent pas. Comme celui du Centre de recherche et de défense de Valcartier, qui vise à profiter de la présence de la base des Forces armées canadiennes à Valcartier pour créer un «technopôle» actif en défense et en sécurité. Celui-ci rassemblerait les entreprises concernées par les technologies applicables à la défense et à la sécurité. Pour le moment, le projet n’est pas très élaboré et ne constitue qu’une proposition émise par Pôle QCA. Cependant, des recherches sont présentement effectuées dans ce domaine et plusieurs entreprises y sont liées.
Aussi, Pôle QCA lançait en septembre dernier les activités de sa filière plastiques et matériaux composites. Avec 130 entreprises qui emploient 5 300 personnes et qui génèrent un chiffre d’affaires annuel de 944 millions de dollars (tant au nord qu’au sud du fleuve), cette filière représente un des leviers importants pour la zone économique de Québec et de Chaudière-Appalaches. «Nous comptons organiser un maillage entre les entreprises et les centres de recherche de la région afin de faciliter le transfert technologique, explique Sophie Pépin, chargée de développement de la filière à Pôle QCA. De plus, la main-d’œuvre qualifiée étant rare dans cette filière de notre région, une tournée de 25 écoles secondaires sera organisée durant la prochaine année, joignant ainsi entre 2 500 et 3 000 jeunes, afin de leur “vendre” une carrière dans cette industrie.»
Pour ce qui est des autres secteurs d’emploi, des ralentissements ont été observés, mentionne Serge Durand, du Service des communications de la Direction régionale d’Emploi-Québec. C’est le cas notamment des secteurs de haute technologie. «Ce phénomène s’est traduit par des pertes d’emplois ou, à tout le moins, par un ralentissement des investissements et des embauches.» La non-reconduction de subventions, de programmes gouvernementaux et d’avantages fiscaux pour ce secteur a, en quelque sorte, sonné la fin de la récréation.
Québec, ville internationale
Les grandes métropoles, qui accueillent des sièges sociaux de multinationales ou d’organismes internationaux, représentent un bon tremplin pour une carrière de globe-trotter. Or, la Capitale-Nationale n’est pas en reste avec sa dizaine de représentations diplomatiques : la France, la Bolivie, le Chili, l’Espagne, les États-Unis, le Mexique, le Pérou et le Royaume-Uni ont un pied-à-terre dans la région sous la forme de consulats plus ou moins développés. Notons aussi à Québec la présence du bureau du Canada de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et de maints autres joueurs. En voici quelques-uns : l’Institut de l’énergie et de l’environnement de la Francophonie; le Secrétariat du Comité de suivi de la Conférence parlementaire des Amériques; l’Organisation universitaire interaméricaine; le Forum francophone des affaires; le Conseil international des métiers du patrimoine; l’Association internationale pour la sécurité du transport des jeunes; l’Organisation des villes du patrimoine mondial.