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Depuis l’arrivée du coloré maire Régis Labeaume, artisan du succès du 400e anniversaire de Québec, les projecteurs sont braqués sur la capitale nationale. Et ce n’est qu’un début puisque la ville souhaite étendre encore davantage son rayonnement.

Oubliez la ville ronflante de fonctionnaires, la capitale nationale est bel et bien allumée et brille sous les feux de la rampe. Le maire Labeaume s’est d’ailleurs lancé le défi de faire de Québec «la ville la plus attrayante au pays».
Et c’est bien parti. Les festivités du 400e anniversaire ont insufflé à sa ville une mégadose de fierté. Québec a triomphé avec les spectacles gratuits de Paul McCartney et de Céline Dion, le Moulin à images de Robert Lepage, de même que le spectacle du Cirque du Soleil. Forte de son succès, l’œuvre de Robert Lepage a été reconduite pour les cinq prochaines années. Même chose pour le Cirque du Soleil, qui y présentera désormais l’été un spectacle gratuit en plein air.
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«On veut continuer à mettre Québec en valeur grâce à d’autres projets», annonce le porte-parole de la Ville, François Moisan. Le maire Labeaume a mis sur pied en 2009 le Fonds des grands événements de la Ville de Québec. Dans la foulée, des hommes d’affaires de la Capitale ont même créé le mouvement Ça bouge!, lequel vise à recueillir 500 000 $ par an, pendant 5 ans, auprès de leurs pairs pour enrichir les coffres de ce fonds.
Québec entend aussi convaincre les gouvernements provincial et fédéral de la nécessité de doter la capitale nationale d’un amphithéâtre multifonctionnel de 18 000 places pour accueillir notamment des spectacles, des compétitions sportives et des congrès. Et pourquoi pas une équipe de hockey professionnelle ou des athlètes olympiques? «Pour projeter l’image d’une ville forte, il nous faut des équipements modernes, illustre François Moisan. Après Calgary, Vancouver et Montréal, qui ont récolté leur part du gâteau, c’est au tour de Québec!»
Depuis l’an 2000, 380 millions de dollars ont été investis dans la rénovation et la reconstruction de la plupart des édifices de la rue Saint-Joseph. «Depuis la revitalisation du quartier, des centaines d’ateliers d’artistes ont été créés, note François Moisan. On y trouve une coopérative d’organismes culturels, l’École des arts visuels de l’Université Laval et la Maison des métiers d’art de Québec.» Lors de la dernière campagne électorale, poursuit-il, l’administration municipale a annoncé l’implantation prochaine d’une école du rock et la transformation d’un édifice gouvernemental en ateliers d’artistes et en centre d’exposition en art actuel.
Sont aussi regroupés dans Saint-Roch les entrepreneurs des nouvelles technologies numériques, notamment ceux des jeux vidéo. Le quartier abrite également l’École nationale en divertissement interactif, créée en 2008, qui permet de travailler dans le cadre d’un stage sur un projet de jeu multiplateforme pendant 12 semaines dans des entreprises comme Beenox, Frima Studio et Ubisoft.
Par ailleurs, en avril 2009, le Martin Prosperity Institute de la Rotman School of Management de l’Université de Toronto publiait les résultats d’une étude portant sur la capacité de 11 villes nord-américaines de taille comparable comme Québec, Hamilton et Syracuse à transformer l’innovation et la créativité en moteurs de l’économie.
La ville de Québec arrive au premier rang en ce qui a trait à l’indice global de créativité. La capitale arrive aussi en première position quant à la concentration du nombre d’emplois liés aux hautes technologies. De plus, elle se démarque avec le taux le plus élevé d’emplois dits «super créatifs» (19,6 %), c’est-à-dire voués à la création, à l’innovation ou à la recherche.
Comme quoi la bonne étoile qui brille sur Québec n’est pas près de s’éteindre!