Grâce à son économie diversifiée, la région de la Capitale-Nationale a enregistré en 2009 le taux de chômage le plus faible du Québec pour une cinquième année consécutive. Une situation enviable que n’a pas modifiée la récession.

Signe de la vitalité économique, les projets de construction se multiplient. À elle seule, la Ville de Québec injectera 1,8 milliard de dollars entre 2009 et 2011 dans le renouvellement de ses infrastructures, ce qui équivaut seulement pour 2009 à 260 chantiers. À plus long terme, les agrandissements de l’Hôtel-Dieu de Québec, de l’aéroport international Jean-Lesage, du Centre de foires de Québec, du Musée national des beaux-arts du Québec ou encore de l’Université Laval apporteront aussi leur lot d’emplois.
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La région n’a toutefois pas reçu que de bonnes nouvelles : durant les trois premiers mois de 2009, une quarantaine d’entreprises y ont réduit ou cessé leurs activités. Les travailleurs du secteur des pâtes et papiers ont été particulièrement touchés. C’est le cas de Norampac, qui a annoncé la fermeture de son usine de Québec d’ici la fin de 2009, faisant perdre leur gagne-pain à 150 personnes. D’autres grands joueurs comme AbitibiBowater et Papiers White Birch ont procédé à des mises à pied temporaires. «Mais l’importance de notre secteur des services, qui compte plus de 80 % des emplois, nous immunise relativement contre les soubresauts du secteur manufacturier», estime Martine Roy.
Plusieurs initiatives sont nées de l’entente ACCORD, comme le Cercle de l’industrie Optique-Photonique (CIOP) en 2009, une alliance entre les principales entreprises de ce secteur ayant pignon sur rue à Québec. «La mission du CIOP sera de positionner la région comme un pôle d’excellence canadien et international en optique-photonique d’ici 2012. Et ce, en partageant notamment laboratoires, équipements et expertise. Sur un horizon de cinq ans, cela pourrait avoir un impact substantiel sur nombre d’emplois dans ce secteur», ajoute l’économiste.
Quant à l’Université Laval, elle implantera d’ici 2013, 100 nouvelles chaires de recherche dont la plupart sont en lien avec les secteurs ACCORD et embauchera une centaine de professeurs. Le Technopôle Défense et Sécurité, qui regroupe entreprises, universités et centres de recherche dans ce secteur, prévoit que 800 emplois directs et 1 600 emplois indirects seront créés d’ici 2012.
Population
680 074 habitants
Secteurs qui recrutent
Aliments et boissons
Assurances
Commerce de détail
Hébergement et restauration
Information, culture et loisirs
Services professionnels, scientifiques et techniques
Soins de santé et assistance sociale
Source : Emploi-Québec
Les effets du vieillissement conjugués à la croissance de l’emploi se font déjà sentir. En effet, de plus en plus d’employeurs doivent se tourner vers l’étranger pour recruter. Si bien que les intervenants régionaux ont mis sur pied en 2009 le 1 888 Me Voilà. Sous la responsabilité de l’agence de développement économique PÔLE Québec Chaudière-Appalaches, ce service composé d’une ligne de référence téléphonique et d’un site Internet affiche les possibilités d’emploi de la région, donne des conseils sur l’immigration, etc. Une initiative permettant non seulement d’aider les entreprises à satisfaire à leurs besoins de main-d’œuvre, mais aussi d’attirer des travailleurs étrangers dans la région.
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L’Industrielle Alliance fait partie du Centre de développement en assurances et services financiers, un regroupement de 11 sièges sociaux du secteur établis à Québec et à Lévis. Entre 2007 et 2011, le Centre estime qu’il devra pourvoir pas moins de 3 000 postes permanents.
Ce texte est extrait du guide Les carrières d’avenir 2010, publié aux éditions Jobboom.
À signaler
• Un consortium formé de Boralex et de Gaz Métro a annoncé la construction d’un parc de 131 éoliennes dans le secteur de la Côte-de-Beaupré. Cinq cents personnes devraient travailler à la construction et une vingtaine lors de l’ouverture officielle, en 2013.
• TELUS veut établir un centre d’excellence à Québec. Environ 200 emplois seront créés d’ici 2011, principalement à Québec, mais aussi à Rimouski et à Montréal.
• Le projet récréotouristique du Massif de la Petite-Rivière-Saint-François devrait générer 350 postes durant la construction, et une fois terminé en 2013, permettre de créer 600 emplois.
• AbitibiBowater a dû se placer sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité. En septembre dernier, la compagnie a décidé de fermer son usine de Beaupré, mettant à pied 340 employés, et de diminuer sa production à Clermont, ce qui touche 120 emplois. En 2008, la compagnie avait déjà fermé son usine de Donnacona, occasionnant la perte de 250 postes.