Esturgeon fumé, canneberges séchées, fromage de spécialité, mets de porc de la ferme… Dans le Centre-du-Québec, les produits issus de la transformation agroalimentaire donnent l’eau à la bouche!

En 2007, Canneberges Atoka, le plus gros transformateur de canneberges au Canada, a doublé sa production de canneberges séchées. Résultat : une trentaine d’emplois ont été créés. «D’ici trois à cinq ans, nous prévoyons embaucher 30 à 40 personnes de plus», ajoute Kevin Bergeron, directeur des ressources humaines de la compagnie. Cette entreprise est un bel exemple de la vigueur qui anime l’industrie de la transformation agroalimentaire.
Des produits alléchants Dans la région, pas moins de «160 entreprises font de la transformation agroalimentaire et emploient 4 400 personnes», dit Mario Roy, conseiller régional en transformation alimentaire au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation.
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«Les petits exploitants agricoles ont intérêt à donner une valeur ajoutée à leur lait, leur porc ou leurs fruits en les transformant. Même s’ils produisent de plus petites quantités, ils peuvent les vendre plus cher», fait valoir Christian Hart, agent de développement en agroalimentaire au Centre local de développement de Nicolet-Yamaska.
Le Centre d’innovation en transformation alimentaire de Nicolet (CITAN), dont l’ouverture est prévue pour le printemps 2009, va donner un petit coup de pouce supplémentaire. «Le CITAN aidera les petits producteurs en leur donnant notamment accès à des équipements de stérilisation : leurs produits répondront dès lors aux normes sanitaires et ils pourront les vendre aux grands magasins d’alimentation plutôt que seulement à la ferme ou dans les marchés publics», dit Christian Hart.
Le CITAN les aidera aussi à développer de nouveaux marchés et produits. Par exemple, «nous collaborerons peut-être avec le CITAN pour trouver comment conserver encore plus longtemps la couleur ou la saveur de nos canneberges», dit Kevin Bergeron. Au final, tous les producteurs qui utiliseront les équipements du CITAN «devraient créer en moyenne de trois à quatre emplois chacun», estime Christian Hart. Une bonne affaire pour la région!