Dans le Centre-du-Québec, un élève sur quatre décroche avant d’obtenir son diplôme d’études secondaires (DES). Heureusement, des initiatives sont prises pour renverser la tendance.

L’abondance, dans le Centre-du-Québec, d’emplois manufacturiers payants et peu qualifiés a longtemps encouragé le décrochage scolaire. Mais les choses ont changé, car aujourd’hui, trois postes sur quatre à pourvoir dans la région requièrent au moins un DES.
Pour favoriser la réussite scolaire, la Table régionale de l’éducation du Centre-du-Québec (TRECQ) a décidé en 2004 de faire le pont entre les écoles, les entreprises et les familles, en rassemblant une quinzaine d’acteurs, dont Emploi-Québec et les trois commissions scolaires de la région. Concrètement, «la TRECQ a distribué aux parents ayant des enfants à l’école primaire 17 000 guides Devoirs et leçons à la maison : mission (im)possible. On y donne des trucs pour aider l’enfant à faire ses devoirs», explique Danièle Caron, chargée de projet au programme Réussite éducative à la TRECQ.
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Mettre les entreprises dans le coup La TRECQ a aussi lancé en 2006 l’initiative Ils sont de la chaîne. Cette chaîne regroupe une centaine d’entreprises ayant posé des gestes concrets pour encourager les adolescents à rester à l’école : visite de leurs installations, bourses d’études ou obligation pour le jeune de s’inscrire à l’école pour septembre s’il veut obtenir… un emploi d’été dans leur entreprise.
«Depuis, notre taux de décrochage scolaire a légèrement diminué, mais on se donne dix ans pour mesurer les effets de nos actions», dit Normand W. Bernier, directeur général du Cégep de Drummondville et président de la TRECQ.