À l’ombre du Château Frontenac, la région de Chaudière-Appalaches n’est pas en reste. Reconnue pour son dynamisme et l’entrepreneuriat de ses habitants, elle concurrence sérieusement la région de Québec pour le plus bas taux de chômage.

Chaudière-Appalaches semble être le royaume de la PME : en effet, 94 % de ses entreprises comptent moins de 20 employés. Malgré un taux de chômage en légère hausse en août, après avoir atteint un plancher historique le mois précédent, et les difficultés éprouvées dans certains secteurs économiques tels que le textile et le bois d’œuvre, les travailleurs trouvent toujours de l’emploi dans la fabrication, le commerce de détail, les soins de santé et l’assistance sociale, de même que dans l’industrie de la construction. En effet, ces secteurs sont parmi ceux qui occupent le plus de personnes dans cette région, selon Emploi-Québec.
De plus, la région occupe la troisième position québécoise en ce qui a trait à la transformation alimentaire, avec 12 % de la production totale de cette industrie au Québec. On y compte aussi plus de 5 000 entreprises agricoles.
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Les industries liées aux plastiques et aux composites ont pour leur part souvent été qualifiées de «moteurs du développement économique». MAAX et IPL sont parmi les entreprises qui se démarquent dans ce domaine où 78 % des emplois sont occupés par des hommes et où des problèmes de recrutement sont parfois mentionnés par les employeurs.
Considérant qu’une part importante de la production des entreprises de fabrication et de transformation est destinée à l’exportation, surtout vers les États-Unis, Chaudière-Appalaches est sensible aux fluctuations économiques vécues chez nos voisins du sud.
D’autres imprévus de l’an dernier, telle la crise de la vache folle, ont eu des effets négatifs sur les exportations depuis, notamment celles du porc. «Ça ne touche pas directement les producteurs de porc, mais il y a quand même eu un effet négatif indirect. Les acheteurs ont eu peur», explique Denis Sylvain, directeur général et commissaire industriel du Centre local de développement de la Nouvelle-Beauce.
Denis Sylvain avoue pour sa part avoir «une certaine frousse» quant au bilan qui sera tracé de l’année 2004. «L’an dernier, nous avons réussi à pallier la baisse des exportations en haussant les ventes sur le marché domestique, et sur notre territoire, il y a eu un très léger gain d’emplois. Je ne suis pas certain que nous pourrons répéter l’exploit en 2004. Nous sommes loin des années 1997 et 1998, alors que nous avions enregistré plus de 1 000 nouveaux emplois annuellement!»