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Régions - Côte-Nord

Terre nature (suite)


Magazine Jobboom
Vol. 2 no. 6
novembre-décembre 2001

Les 120 millions attribués à la région dans le cadre du plan gouvernemental relatif aux régions-ressources devraient d’ailleurs contribuer à nourrir les initiatives de développement de deuxième et troisième transformation, selon le directeur général du CLD de la MRC de Sept-Rivières à Sept-Îles, Daniel Clements. «Le programme est encore trop nouveau pour qu’on puisse mesurer l’impact qu’il pourra avoir concrètement dans notre région, estime-t-il. Chose certaine, cet argent ne fera pas de tort à l’économie locale, que ce soit en permettant la création de petites entreprises ou encore l’expansion de firmes déjà existantes. C’est un coup de pouce très apprécié.» Un impact positif particulièrement attendu dans la région de la Basse-Côte-Nord, où des villages entiers se sont retrouvés sans emploi à la suite du moratoire sur la morue, imposé après la terrible rupture des stocks du début des années 90 dans tout l'Atlantique Nord.

Vieillissement de la population aidant, de nombreux postes seront à pourvoir dans la région au cours des cinq prochaines années.

Le secteur manufacturier mis à part, la construction de barrages hydroélectriques devrait aussi occuper son lot de travailleurs au cours des prochaines années. Le chantier de la centrale SM-3 sur la rivière Sainte-Marguerite à peine terminé, Hydro-Québec a en effet annoncé son intention de construire une nouvelle centrale sur la rivière Toulnustouc. Un projet de un milliard de dollars qui devrait mettre à contribution près de 700 travailleurs de la construction dès le printemps prochain et dont les travaux ont déjà été autorisés par le Bureau des audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Le tout sans compter les quelque 450 employés qui travaillent jour après jour dans les centrales déjà existantes sur le territoire — une présence qui procure des retombées d’environ 49,5 millions de dollars chaque année dans la région, selon les chiffres fournis par Hydro-Québec.

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Nombreux postes à pourvoir

La situation économique de la région devrait donc connaître des jours meilleurs à plus ou moins court terme. De l’avis de Claude Arsenault, les perspectives d’emploi réelles risquent même d’être largement supérieures à ce que l'état du marché actuel laisse présager.

C’est que, vieillissement de la population aidant, de nombreux postes seront vraisemblablement à pourvoir dans la région au cours des cinq prochaines années. «Embauchée dans les années 70, la main-d’œuvre de la Côte-Nord se fait vieillissante. Dans les mines, par exemple, un travailleur sur trois sera en position de prendre sa retraite d’ici 2008. Bon nombre d’employés ayant été remerciés lors de la rationalisation des années 90, des centaines de postes spécialisés seront alors à pourvoir, mais il n’y aura personne pour les occuper. Et c’est sans compter les secteurs de la foresterie, de la construction et du papier, où les mêmes problèmes sont envisagés.»


Zoom sur l’emploi
Avec Réginald Caron, directeur régional, Emploi-Québec Côte-Nord

Tendances du marché de l'emploi
«La Côte-Nord n'a pas profité de la reprise économique des dernières années pour se refaire une santé en matière d'emploi. L'économie de la région repose depuis toujours sur l'exportation de ses matières premières. La situation de l'emploi reste donc relativement stable, avec un taux de chômage de 15 % au cours des deux premiers trimestres de 2001. Malgré une population qui diminue, le taux d'emploi a enregistré une baisse considérable de 4,5 points de pourcentage cette année, pour se fixer à 49,7 % (contre 57,4 % pour l'ensemble du Québec). Une situation due à la fin du chantier de la centrale hydroélectrique SM-3 et au conflit du bois d'œuvre entre le Canada et les États-Unis. > «Les perspectives d'emploi semblent toutefois vouloir s'améliorer d'ici la fin de 2002. Avec tous les projets de construction de centrales hydroélectriques qui débuteront d'ici peu dans la région (NDLR : il ne manque que les autorisations environnementales), on prévoit connaître le taux d'activité le plus élevé des 10 dernières années. Des travailleurs spécialisés seront embauchés par centaines à la fois, et plusieurs devront provenir de l'extérieur.

Rétention de la main-d'œuvre
«Nous sommes inquiets de la diminution de la population dans la catégorie d'âge des 15-29 ans, qui est passée de 26 600 au cours des six premiers mois de 2000 à 24 800 en 2001. De nombreux emplois seront à pourvoir d'ici à quatre ans en raison du vieillissement de la main-d'œuvre. Nous avons donc élaboré un plan de rétention susceptible de freiner l'exode des jeunes travailleurs. Emploi-Québec souhaite faire une relance auprès des étudiants du territoire qui sont allés étudier à l'extérieur. S'il le faut, nous recruterons partout au Québec, mais cette fois, en prenant les grands moyens : en faisant connaître aux travailleurs les beaux côtés de notre région pour qu'ils y restent longtemps, mais surtout en les accompagnant et en leur offrant du soutien pour leur installation dans la région.» (Stéphanie Moreau)


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Résultats



Québec

42,8 %


Situation de l’emploi :
Défavorable

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