
«Je n’ai pas besoin de rencontrer mes clients chaque jour. Pendant que je fabrique ou que je répare le violon d’un client, je peux être un mois sans le voir.»
— Antoine Leconte
De toute façon, ce n’est pas le night life que recherchait Antoine, mais la sainte paix et le plein air à portée d’archet. «Chaque jour en hiver, je prends une pause, et je vais faire une petite randonnée en ski de fond. Les pistes passent à côté de la maison, et en semaine, il n’y a personne. J’ai la forêt à moi seul, pendant un petit trois quarts d’heure. Après, je peux retourner travailler sans me sentir frustré de manquer une belle journée.»
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Dans la petite maison un peu délabrée qu’il a acquise l’an dernier, il a aménagé un atelier, doté d’une bibliothèque entière consacrée au violon, avec vue sur les arbres et les petits oiseaux. Un cadre propice pour l’artisan. «C’est l’idéal. Pour bien faire mon travail, il me faut de la tranquillité.»
L’éloignement de sa clientèle, concentrée dans la région de Montréal mais qui s’étend jusqu’à Sherbrooke, n’a guère nui à ses affaires. «Je n’ai pas besoin de rencontrer mes clients chaque jour. Pendant que je fabrique ou que je répare le violon d’un client, je peux être un mois sans le voir.»
Les nouveaux travailleurs peuvent compter sur des facilités de financement, sur un soutien professionnel complet ainsi que sur une réglementation et une taxation municipales adaptées à leur situation. Bientôt, un centre de services leur sera consacré et favorisera les échanges entre travailleurs autonomes, en plus d’offrir des programmes de formation en partenariat avec le Cégep de Saint-Jérôme.
Mais le gros incitatif, c’est l’installation par Cogeco d’un réseau de fibre optique de 3,5 millions de dollars. «Sans Internet à haute vitesse, notre projet aurait été un flop», estime Stéphane Lalande.
Pour le moment, seules les localités de Sainte-Adèle, Saint-Sauveur, Piedmont et Morin-Heights sont branchées sur la fibre optique. D’autres villages importants, comme Sainte-Marguerite et Saint-Adolphe, sont encore aux prises avec le bon vieux fil de cuivre. Pour travailler au bout du quai, c’est peut-être le sacrifice qu’il faut consentir!