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Régions - Laurentides

Le récréotourisme à plein régime

L’industrie récréotouristique constitue un poids lourd dans l’économie des Laurentides. Seule ombre au tableau : la main-d’œuvre commence à manquer…

par Jean-Sébastien Marsan




Les projets récréotouristiques pleuvent dans les Laurentides! Par exemple, sur l’ancien site de l’aéroport international de Montréal-Mirabel, un promoteur prévoit ériger un énorme complexe de divertissement baptisé Rêveport, comportant aquarium géant, plage intérieure, commerces, restaurants, hall d'exposition, etc. On ignore combien d’emplois y seront créés.

Un concurrent, le complexe Lac Mirabel (centre commercial, hôtel, installations sportives et de loisirs, etc.), compte embaucher de 6 000 à 8 000 personnes lors de son ouverture promise pour l’automne 2009. Le développement se poursuit également au Centre d’activités Mont-Tremblant, dont la phase 3 est actuellement en chantier.

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Pénurie en vue

Pour faire fonctionner tous ces projets, il faut des bras! «Les besoins se situent surtout dans les emplois de base, comme le service à la clientèle. Ces emplois sont occupés par des jeunes, des étudiants, et le taux de roulement est très élevé», souligne France Vincent, directrice générale d’Emploi Tourisme Plus. Ce service de recrutement sans but lucratif, qui couvre l’ensemble des Laurentides, a vu le jour il y a deux ans à la demande de l’industrie de la région.

«Les grands projets comme Lac Mirabel auront sans doute plus de facilité à recruter, parce que des gens de Montréal et de Laval pourront venir travailler à Mirabel, ce n’est pas très loin», soutient Mme Vincent. Les emplois de cadres et de professionnels attirent plus facilement les urbains que les emplois de services. Toutefois, dans les petites entreprises saisonnières comme les stations de ski et les bases de plein air, où les emplois sont peu payants et saisonniers, le recrutement est malaisé...

Stratégie gagnante

Pour tenter de résoudre le problème, Emploi Tourisme Plus applique une stratégie novatrice en combinant les postes à temps partiel. «Par exemple, un traiteur de la région éprouvait des problèmes à trouver du personnel, raconte France Vincent. Il avait besoin de quelqu’un pour le rush de l’été. Je lui ai proposé de créer plutôt un emploi à temps partiel annuel, ce qui a permis de réduire son taux de roulement. À partir de là, on a trouvé un second emploi à temps partiel à ce salarié, qui travaille désormais à temps plein.» Une bonne idée qui fera sans doute des petits!


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