Trouvez un article

Rechercher

Régions - Laval

Au nord le paradis (suite)


Magazine Jobboom
Vol. 5 no. 2 février 2004

Chantier de construction du métro de Laval
Photo : Stephan Boudreault

Laval : un carrefour grouillant d’activité

Deuxième ville québécoise en importance avec une population dépassant 340 000 habitants, Laval est aujourd’hui l’une des régions les plus dynamiques et les plus prospères du Québec. Sa situation géographique lui procure plus d’un avantage stratégique. Grâce à ses grands axes routiers, Laval agit comme un trait d’union névralgique entre Montréal et les régions des Laurentides et de Lanaudière.

«L’activité économique de Laval est très diversifiée. Elle demeure vigoureuse malgré le recul circonstanciel que la région a connu au cours des derniers mois, dans la foulée du ralentissement observé dans l’ensemble du Québec, voire au Canada et aux États-Unis, affirme Jacques Chapdelaine, économiste régional d’Emploi-Québec pour Laval. À preuve, la région a connu une hausse de plus de 3 000 emplois au deuxième trimestre de 2003 par rapport à la même période en 2002. Selon nos analyses, la région devra pourvoir à quelque 32 000 postes au cours des trois prochaines années. Cette forte pression sur la demande de main-d’œuvre sera attribuable, en proportion égale, à la création de nouveaux emplois et aux départs à la retraite des baby-boomers qu’il faudra remplacer.»

Pub.

Sur tous les fronts

Le secteur tertiaire est responsable de plus de 77 % des emplois de la région lavalloise. Le commerce compte à lui seul pour 20,3 % de la main-d’œuvre, alors que les soins de santé et l’assistance sociale en regroupent 10,2 %. Les domaines de la gestion et des services administratifs, de l’enseignement de même que les services professionnels, scientifiques et techniques suivent de près avec 9,3 % et devraient par ailleurs poursuivre leur croissance au cours des prochaines années.

Pour sa part, le domaine de la construction, qui emploie à l’heure actuelle plus de 7 000 travailleurs, se porte très bien. L’arrivée de nouveaux résidents, le maintien des faibles taux d’intérêt et les nombreux projets d’investissement en cours ou annoncés sur l’ensemble du territoire de l’agglomération montréalaise favoriseront ce secteur d’activité tant sur le plan résidentiel que commercial et industriel. Parmi les projets que l’on prévoit réaliser à Laval, citons par exemple la construction d’un complexe de bureaux-entrepôts de 150 000 pieds carrés et l’agrandissement d’un complexe de résidences pour personnes âgées. Les travaux de prolongement du métro, qui devraient s’achever vers 2006, représentent par ailleurs un chantier considérable.

Dans le secteur manufacturier, environ 30 000 personnes travaillent dans près de 500 entreprises. Les secteurs les plus importants en ce qui a trait à l’emploi sont les produits métalliques, le meuble, les produits chimiques (incluant la pharmaceutique), l’imprimerie et l’édition, les aliments et la machinerie.

Mise en valeur et soutenue par l’organisme Laval Technopole, l’innovation technologique prend une place prépondérante dans le développement stratégique de la région, s’appuyant sur les créneaux d’avenir de la santé, des technologies de l’information et de l’environnement. Le segment nommé Biopôle compte déjà plus de 70 entreprises de recherche et de commercialisation œuvrant en biotechnologie, en pharmaceutique et en santé humaine. Le e-Pôle regroupe plus de 140 entreprises des technologies de l’information, alors que l’Agropôle en compte quelque 1 500 touchant aux domaines de l’agriculture, de l’horticulture et de l’agroalimentaire. Il est intéressant de rappeler à cet égard que l’île Jésus destine encore 30 % de son territoire à des fins agricoles.

Le casse-tête de la relève

Près de 64 % des postes à pourvoir dans la région de Laval d’ici à 2006 sont liés à des métiers qui nécessitent une formation secondaire professionnelle ou collégiale. Les emplois exigeant une formation universitaire connaîtront quant à eux une croissance de 20 %. La demande est particulièrement forte dans les secteurs des sciences sociales et de l’enseignement, des sciences naturelles et appliquées (telles la chimie et la biologie), de la santé, de même que des arts, de la culture, des sports et des loisirs. Mais globalement, selon Emploi-Québec, les perspectives d’emploi sont jugées acceptables, voire favorables pour environ 85 % des professions, tous secteurs et niveaux de formation confondus.

Ce portrait d’avenir positif entraîne toutefois son lot de problèmes et de défis. L’envers de la médaille est le manque de main-d’œuvre qualifiée. Deux enquêtes toutes récentes — l’une menée par la firme Léger Marketing pour le compte d’Emploi-Québec et la seconde, par la maison de sondage SOM pour le compte de la Chambre de commerce et d’industrie de Laval — mettent en lumière l’acuité du problème. Les deux études révèlent que plus de la moitié des entreprises lavalloises disent avoir éprouvé des difficultés à recruter du personnel au cours des 12 derniers mois, comparativement à 41 % en 2000 et à 25 % en 1998.

L’enquête de Léger Marketing note que ces difficultés sont causées principalement par le manque de candidats ayant les compétences nécessaires (55 %) ou l’expérience recherchée (52 %). Les postes liés aux métiers de la conduite de matériel de transport et de la machinerie sont de loin les plus difficiles à pourvoir.

Laval affronte en cela la même problématique que l’ensemble du Québec. «La décroissance démographique, le vieillissement de la population, le décrochage scolaire, le peu d’attirance des jeunes Québécois de souche pour les métiers plus traditionnels et les difficultés d’intégration liées au choc culturel que vivent les nouveaux immigrants… Autant de facteurs qui créent un inévitable fossé entre l’offre et la demande de main-d’œuvre», affirme Élizabeth Gervais, coordonnatrice du Service d’intégration socioprofessionnelle et formation professionnelle à la Commission scolaire Sir-Wilfrid-Laurier.


Travailler et vivre à Laval

Julie Lord
Consultante en marketing et en publicité

C’est l’amour qui a mené Julie Lord, originaire de la Rive-Sud, à Laval! «J’ai décidé de l’essayer parce que mon conjoint vivait là.» Julie Lord y est depuis trois ans et n’a jamais regretté sa décision.

Titulaire d’un baccalauréat en administration des affaires, elle a d’abord été directrice de la publicité pour une entreprise de gestion de documents, puis chargée de comptes pour des agences de publicité spécialisées en marketing direct. Elle a suivi, il y a deux ans, des cours d’appoint en informatique et en bureautique, de même qu’une formation en démarrage d’entreprise à la Commission scolaire Sir-Wilfrid-Laurier, à Laval. Elle est maintenant consultante en marketing et en publicité auprès de compagnies désirant augmenter leurs ventes et améliorer leur image. «Pour mon travail, je me déplace dans la région, mais aussi à Montréal, à Trois-Rivières, à Gatineau, en Estrie, sur la Rive-Sud... et c’est facilement accessible. Je me rends compte que Laval est vraiment près de tout», affirme l’entrepreneure de 40 ans.

«Comme j’ai deux enfants de deux et quatre ans, je ne peux plus avoir une carrière comme avant et faire des voyages d’affaires aussi souvent, poursuit-elle. Être travailleur autonome est idéal si on veut élever une famille.» Elle avoue travailler parfois six jours par semaine, mais a la chance de gérer elle-même son emploi du temps et ses déplacements. Ce train de vie exige de la souplesse, et le fait de résider à Laval lui facilite les choses. «Nous habitons près de tous les services, la garderie se trouve à deux pas. Le temps consacré à la famille est important. Laval représente l’endroit parfait pour élever des enfants.» En outre, comme il y a de plus en plus d’entreprises dans la région, Julie Lord n’a pas fini d’y offrir ses services de consultante!

(par Anne Marie Parent)


guide de survie


Si vous gaffiez devant vos collègues et patrons, comment réagiriez-vous?








Résultats