Laval n’est pas qu’une ville de banlieue où l’on vient dormir et tondre son gazon! C’est aussi une région où l’on travaille de plus en plus… et de mieux en mieux.

En 2006, 187 500 personnes étaient en emploi à Laval, soit près de 6 000 de plus que l’année précédente1. Il y a du monde à la messe! «À Laval, le problème n’est pas le manque d’emplois, mais la rareté de la main-d’œuvre», soutient Jacques Chapdelaine, économiste à Emploi-Québec pour la région de Laval. Une récente enquête révèle que 40 % des entreprises lavalloises éprouvent des difficultés de recrutement et que 8 000 postes restent vacants sur le territoire, faute de candidats2.
La présence de Laval Technopole, un organisme mandaté par la Ville pour voir au développement économique de la région, contribue à stimuler le marché de l’emploi.
«L’organisme joue le rôle d’un commissaire industriel, explique Robert Dubé, directeur général de Laval Technopole. Par exemple, avec les entrepreneurs on visite les terrains où ils pourraient s’établir, on présente les offres d’achat des terrains et on aide les entreprises à faire leur demande de permis de construction.» Pour les compagnies déjà implantées dans les parcs industriels, Laval Technopole fournit un soutien au développement des affaires internationales, notamment en matière d’exportation.
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L’organisme favorise particulièrement l’implantation d’entreprises dans quatre secteurs d’activité. Son e-pôle a attiré jusqu’à présent 230 entreprises des technologies de l’information et des communications (TIC), créant 4 070 emplois; son agropôle compte 1 500 entreprises de production, de transformation et de distribution des aliments, qui regroupent 16 000 emplois; son technopôle industriel accueille 760 entreprises manufacturières (plasturgie, métallurgie, matériel de transport) et 20 500 postes; enfin, son biopôle représente 93 entreprises de biotechnologie et leurs 4 530 employés.
Café Agga, un importateur et torréfacteur de cafés fins, initialement situé à Saint-Laurent, a aussi fait le saut. L’entreprise a investi 2,5 millions de dollars dans la construction d’un immeuble dans le parc industriel Impact 440, notamment à cause du prix abordable des terrains. «L’accès facile au réseau autoroutier est un autre atout», précise son président, Philippe Agathiadis.
Le Laboratoire Dr Renaud, fabricant de produits de soins pour la peau, a quant à lui opté pour la Cité de la Biotech. Richmond Perreault, l’un des propriétaires de la compagnie, fait valoir que ce centre d’affaires scientifiques fournit un environnement novateur et stimulant. Par exemple, le Centre de développement des biotechnologies de Laval et le Centre de biologie expérimentale se trouvent à proximité de leur laboratoire, ce qui favorise la collaboration entre chercheurs.
Près de la station Montmorency, la Cité du Savoir, un campus universitaire qui regroupera des antennes de l’Université de Montréal, de l’Université du Québec à Montréal, de HEC Montréal et de l’École Polytechnique, est aussi un projet prometteur. Même si l’inauguration, prévue pour septembre 2008, est repoussée vers 2009 ou 2010, le campus devrait accueillir 10 000 étudiants ainsi que des professeurs et chercheurs de haut niveau. «La venue des universités va inévitablement favoriser le développement économique, remarque Robert Dubé. La Cité du Savoir s’inscrit dans nos plans stratégiques et appâtera, on l’espère, centres de recherche et entreprises novatrices.»
1. Statistique Canada. Enquête sur la population active, données compilées par l’Institut de la statistique du Québec www.stat.gouv.qc.ca/regions/profils/profil13/ societe/marche_trav/indicat/tra_mens13.htm.
2. SOM recherches et sondages. Enquête 2006 sur les caractéristiques de la demande en main-d’œuvre dans la région de Laval, 2006.