Outre ses niches urbaines du sud, on trouve en Haute-Mauricie des dizaines de kilomètres de forêts et de lacs d’une beauté exceptionnelle, que plusieurs rêvent d’exploiter.
La MRC de Mékinac, située à quelque 75 kilomètres au nord de Trois-Rivières, où 45 % des entreprises font dans l’hébergement touristique et la restauration, mise sur le développement de zones de villégiature non organisées qui souffrent de l’éloignement, du peu d’infrastructures et de services pour se mettre en valeur.
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Prévu depuis 2001, le projet récréotouristique et immobilier du Groupe Hines, une importante société internationale, avance lentement, mais sûrement. Le projet de 200 millions de dollars prévoit la construction, sur une période de 20 ans, de trois auberges, de 1 000 résidences secondaires, d’un terrain de golf et d’une marina autour du lac Mékinac. Ce plan d’eau de 16 kilomètres de long figure parmi les plus exceptionnels au Québec, pour la beauté de ses paysages montagneux (on dirait presque un fjord!) et la limpidité de son eau. Si le projet est complété comme initialement planifié, il procurerait de l’emploi à 1 000 personnes dans la région.
Ce projet est cependant contesté par les environnementalistes, puisque les falaises du lac accueillent deux des 20 derniers nids de faucons pèlerins au Québec. De plus, il impliquerait la privatisation des milliers d’hectares de terres publiques au profit d’une clientèle triée sur le volet.
Néanmoins, l’idée fait son chemin. En décembre dernier, les promoteurs se sont entendus sur un montage financier d’une valeur de 12 millions, engageant une fondation new-yorkaise privée et le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec. Des rencontres avec le ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs ont également fait avancer la question des investissements dans les infrastructures routières, demandées aux gouvernements québécois et fédéral. «Une première phase de développement d’une valeur de 35 millions est prévue à l’Anse-à-la-Vache sur le lac Mékinac. Des municipalités de la région se sont engagées à fournir les services d’entretien des routes et à développer des infrastructures d’eau, d’égouts et routières. On peut s’attendre à une mise en chantier en 2005», dévoile René Fugère, un consultant embauché par la MRC de Mékinac.
«En Haute-Mauricie, que ce soit par le récréotourisme ou par le développement de centrales hydroélectriques, les projets de mise en valeur des ressources naturelles ne pleuvent pas. Il faut d’abord rendre l’arrière-pays accessible à la population et dépasser les guerres de juridiction entre les municipalités, les gouvernements, les ministères, etc.», juge Chantal Trottier, ex-présidente du Conseil régional de l’environnement de la Mauricie (CREM) qui a été au cœur de la guerre entre les promoteurs de barrages hydroélectriques et les environnementalistes.
À son avis, c’est en progressant dans la volonté de travailler tous ensemble que la Haute-Mauricie, où le chômage frappe deux fois plus durement qu’à Trois-Rivières, connaîtra un renouveau, au même titre que le sud de cette région.
Pour en savoir plus
Conseil régional de développement de la Mauricie
www.crd-mauricie.qc.ca
Informations variées sur la région, dont : le territoire, les loisirs, les ressources naturelles, les infrastructures, un bottin régional et un calendrier des événements locaux.
Jeune Chambre de commerce de la Mauricie
www.jccm.qc.ca
On y trouve, entre autres, le bulletin des jeunes gens d’affaires de la Mauricie.
Technopole Vallée du Saint-Maurice
www.technopolevsm.com
Site de cet organisme sans but lucratif dont la mission est de favoriser le développement technologique et l’innovation dans la région.