Portrait d'une entreprise qui réussit bien en Montérégie

Quand il a lancé l’école de pilotage CPAQ.Aéro, en janvier 2002, Alain Richard a eu l’impression de sauter dans le vide. Pour cet ex-téléphoniste devenu instructeur de vol et pour son associé, Éric Raissac, piloter une entreprise était du véritable chinois.
«On ne savait pas par où commencer, dit-il. Ni l’un ni l’autre n’avions de formation ou d’expérience en entrepreneuriat.» En furetant dans Internet, il atterrit sur le site du Conseil économique du Haut-Richelieu, qui vient en aide aux entrepreneurs désirant se lancer en affaires. Bingo : les deux associés avaient choisi d’implanter leur école à Saint-Jean-sur-Richelieu à cause des ressources qu’offrait l’aéroport de la municipalité. «L’organisme cherchait justement une entreprise pouvant prendre la relève de l’ancienne école, qui avait fermé ses portes quelques mois auparavant, raconte Alain Richard. Les intervenants nous ont tout de suite pris en charge.»
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L’esprit d’entrepreneuriat souffle d’un bout à l’autre de la Montérégie, renchérit Christian Perreault, directeur général du Conseil économique du Haut-Richelieu : «C’est une culture dans la région!» Son organisme soutient activement le dynamisme régional, ajoute-t-il. «Depuis deux ans, nous avons beaucoup raffiné nos services afin de mieux encadrer les entrepreneurs. Par exemple, nous avons entre autres créé un bottin spécialisé pour les entreprises en démarrage.»
Le Conseil économique du Haut-Richelieu a guidé Alain Richard et son acolyte vers les mesures de soutien appropriées, ce qui leur a permis de décrocher des subventions intéressantes pour fonder CPAQ.Aéro. L’organisme leur a aussi offert de la formation et les a installés dans son centre d’affaires, où ils disposaient d’un petit local complètement équipé. «Ça nous a permis de lancer nos cours théoriques avant même d’avoir nos propres locaux à l’aéroport, ce qui était formidable.»
CPAQ.Aéro a démarré avec un seul avion. Environ un an plus tard, l’entreprise a maintenant accès à cinq aéronefs, dont un ultra-léger. Elle offre des services de pilotage mais vise plusieurs autres services, dont celui de taxi aérien pour le transport de personnes ou de marchandises. «Si on continue sur cette lancée, notre entreprise sera rentable d’ici à octobre!» se réjouit Alain Richard.
Ce n’est pas la seule success story de la région, précise Christian Perreault. «Chaque année, entre 60 et 80 petites entreprises sont fondées avec notre aide. Et la plupart d’entre elles prennent de l’expansion très rapidement.»