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Dans l’extrême-nord du Québec, 500 employés s'activent à la mine de nickel Raglan de la compagnie Xstrata. Mélanie Côté, ingénieure minière, fait partie de ceux qui ont choisi de travailler au bout du monde, où l’on ne peut se rendre qu’en avion!

«J'ai mis les pieds ici pour la première fois en septembre 2005. Et on va avoir de la difficulté à m’en faire sortir!» s’exclame-t-elle. Mélanie a décroché un baccalauréat en génie minier à l'Université Laval en 2004. Elle poursuit actuellement à temps partiel un MBA en gestion des entreprises dans le même établissement.
Son travail consiste à concevoir les plans des galeries pour aller récupérer le minerai sous terre. Pour ce faire, Mélanie doit aussi tenir compte des budgets, et s’assurer que les normes environnementales et de sécurité sont respectées.
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Lorsqu'elle est en service, Mélanie loge dans une chambre du camp minier qui ressemble à un vaste complexe hôtelier. Préparation des repas et ménage ne font pas partie de ses préoccupations, puisque les employés de la mine bénéficient gratuitement d’une cafétéria et d’un service d'entretien. Ils ont également accès à la télévision, à Internet, à un gymnase, un sauna et même un spa.
Mélanie travaille 21 jours d’affilée, puis obtient un congé de deux semaines. Elle retourne alors chez elle, en Gaspésie. Elle apprécie bien sûr les bons salaires du secteur minier, mais aussi son dynamisme. «Les possibilités d'avancement sont bonnes dans la compagnie», se réjouit-elle. Elle-même espère un jour occuper le poste d’ingénieure principale de mines souterraines.