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Air Québec (suite)


Magazine Jobboom
Vol. 3 no. 5
septembre-octobre 2002

Les postes à pourvoir se situent surtout dans le domaine du génie, mais les employeurs cherchent aussi à embaucher des ajusteurs-monteurs de câbles, des régleurs-conducteurs de machines-outils, des mécaniciens d’aéronefs, des inspecteurs de la qualité, des techniciens en génie mécanique et des programmeurs-analystes.

Une main-d’œuvre exceptionnelle

Malgré le ralentissement des 12 derniers mois, l’industrie aérospatiale québécoise avait connu une croissance exceptionnelle entre 1996 et 2001. «Les ventes ont augmenté de plus de 50 % et l’emploi, de 21 %», affirme Bernard Strauss. À la fin de 2001, son chiffre d’affaires s’élevait à 11 milliards de dollars et 41 200 personnes y occupaient un emploi.

Ce succès, croit Bernard Strauss, est attribuable à la qualité de la main-d’œuvre. «Les travailleurs excellent sur tous les plans, que ce soit à la conception, à la fabrication, au service après-vente... Les stratégies de développement, par exemple, sont le fait de visionnaires qui savent prendre les bonnes décisions au bon moment. Lorsque Bombardier a lancé son jet régional à 50 places, ç’a été la révolution. Personne n’a cru au projet et, pourtant, l’avionneur a complètement transformé l’industrie du transport régional avec cet appareil.»

L’industrie emploie une main-d’œuvre souvent jeune, faisant preuve de créativité et d’efficacité. Elle se compose d’environ 50 % d’ouvriers spécialisés parmi lesquels on retrouve opérateurs, assembleurs, machinistes, plaqueurs, soudeurs, outilleurs et mécaniciens. On compte également une proportion importante d’ingénieurs et de techniciens, ainsi que du personnel administratif et scientifique.

Actuellement, les postes à pourvoir se situent surtout dans le domaine du génie, mais les employeurs cherchent aussi à embaucher des ajusteurs-monteurs de câbles, des régleurs-conducteurs de machines-outils, des mécaniciens d’aéronefs, des inspecteurs de la qualité, des techniciens en génie mécanique et des programmeurs-analystes.

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Même si l’industrie a enregistré une baisse de 10 % de son effectif entre le 11 septembre et la fin de décembre, Carmy Hayes n’hésite pas à dire que, depuis, l’offre d’emploi a repris. Les diplômés des niveaux collégial, universitaire et professionnel n’auraient aucune difficulté à se trouver du boulot et seraient même sollicités de toutes parts. «L’offre et la demande sont en équilibre», affirme-t-il.

Toutefois, une enquête maison effectuée en juin par Jobboom auprès des services de placement des établissements d'enseignement des trois niveaux scolaires rendait compte d'une situation un peu plus mitigée. Selon les avis recueillis, les diplômés du secteur de l'aérospatiale subissaient encore les conséquences du ralentissement de l'industrie en 2001-2002. On s'attendait cependant à ce que la conjoncture évolue lentement, mais favorablement, au cours de la prochaine année. L'attente avant le décollage?


Recherches en vol

Un nouveau centre de recherche en aérospatiale, rattaché à l’Université de Montréal, verra le jour en 2003. Ce centre, qui sera uniquement consacré à la recherche des technologies de fabrication, aidera l’industrie à développer et à améliorer les techniques d’usinage. De plus, l’École de technologie supérieure (ÉTS) offrira à partir de septembre un nouveau programme de maîtrise en génie aérospatial qui comprend deux spécialisations : avionique et commande, ainsi que fabrication et production aéronautiques.

(M. T.)


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