Bien ancrée dans l’économie québécoise, l’industrie aérospatiale vole dans un ciel clair! Portrait d’une industrie dynamique qui prend de l’altitude.

Très dynamique, l’industrie aérospatiale québécoise occupe une place de choix. Au niveau mondial, le Québec se situe en sixième position après les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Japon. Sa grande force : la diversité. En effet, dans la belle province, on peut fabriquer un avion ou même un hélicoptère en entier! Depuis le moteur et la structure en passant par les trains d’atterrissage ou même les simulateurs de vol qui permettent de former les pilotes (CAE), on trouve au Québec chaque pièce qui constitue un aéronef.
Essentiellement concentrées dans la grande région de Montréal, les 250 entreprises de l’industrie aérospatiale tournent à plein régime. Il y a bien sûr des géants comme Bombardier, Pratt & Whitney, CAE, Bell Helicopter Textron, mais aussi une foule de plus petits joueurs comme Marquez Transtech, DCM Aéronautique ou Delastek, qui alimentent en pièces les grosses compagnies comme Bombardier et Pratt & Whitney. Au total, cela représente près de 45 400 emplois.
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Même si elle a traversé une période de turbulences après les attentats du 11 septembre 2001, l’industrie a retrouvé sa vitesse de croisière et même davantage. Les carnets de commandes sont bien remplis, et la croissance est au rendez-vous pour les 15 à 20 prochaines années, selon Carmy Hayes, directeur de projets au Comité sectoriel de main-d’œuvre en aérospatiale (CAMAQ).
Car les entreprises québécoises vendent leurs produits partout sur la planète, et ont donc accès à un immense marché. Et les besoins sont grands, aussi bien pour construire des avions servant à transporter des passagers que des avions cargo pour la marchandise.
«C’est des pays émergents, comme la Chine et l’Inde, que provient déjà une bonne part de la demande. Leur économie s’améliore, les affaires tournent à plein régime et, par conséquent, ils ont besoin de plus d’avions pour assurer le transport des personnes et de la marchandise, précise M. Hayes. Pour le moment, la hausse du dollar canadien ne touche pas les entreprises de l’industrie aérospatiale. Elle pourrait toutefois rendre leurs produits moins concurrentiels au cours des prochains mois. Pour résister, les fabricants devront devenir plus productifs.»