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Entre bonnes mains

Utiliser les services des agences de placement

Les agences de placement sont passées maîtres dans l’art de la recherche et de l’évaluation des candidats. Les employeurs le savent et font souvent appel à leurs services pour pourvoir à leurs postes vacants. Voici comment utiliser cette ressource pour faciliter votre recherche d’emploi.

par Louis St-Jean


Magazine Jobboom
Vol. 5 no. 5 mai 2004


Au Québec, près de 12 000 employés ont été placés en 2002 par l’intermédiaire des agences de placement (emplois temporaires et permanents), selon Statistique Canada. On a intérêt à ne pas négliger ces intermédiaires lorsqu’on cherche un boulot, d’autant plus que leurs services sont gratuits pour les chercheurs d’emploi.

Il y aurait quelques centaines d’agences en activité au Québec. Il est difficile d’établir leur nombre avec exactitude : si une quarantaine d’agences québécoises sont membres de l’Association nationale des entreprises en recrutement et placement de personnel, plusieurs autres offrent également de bons services, explique le président de cet organisme, Yvan Michon, aussi président de la firme de placement de cadres Spherion. Mais attention : au Québec, les firmes n’ont pas l’obligation d’être licenciées, et certaines personnes s’improvisent conseillers en placement dans le sous-sol de leur maison, prévient-il.

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«L’agence travaille pour l’employeur, qui paiera pour le service une fois qu’il aura embauché l’employé, mais aussi pour le candidat, indique Isabel Claveau, directrice de l’agence Adecco de Québec. C’est à nous de trouver la bonne personne et de prouver à l’employeur qu’elle va bien compléter son équipe par son savoir-faire et son savoir-être.»

Première approche

C’est habituellement en répondant à une offre d’emploi parue dans un portail d’emplois ou dans le journal, par exemple, que les candidats s’inscrivent aux banques de données des agences de placement. Pour améliorer ses chances d’être sélectionné par une agence, il faut bien lire les offres d’emploi et s’assurer qu’on répond aux exigences mentionnées. Sinon, le candidat est éliminé sur-le-champ. «Sur 1 000 CV, quand 100 correspondent au profil recherché, on trouve que c’est bon», constate Yvan Michon.

Mais les chercheurs d’emploi peuvent aussi appeler directement une agence ou lui acheminer leur CV. Ce document est d’ailleurs la clé qui vous ouvrira les portes d’une agence, estime Christiane Boulet, directrice régionale chez Hunt Personnel à Montréal. «Tout part de là. Clair et allégé, le CV doit évoquer les objectifs de carrière et les expériences acquises. Une brève mais convaincante lettre de présentation doit l’accompagner. Il faut absolument éviter le roman de 12 pages!» La majorité des agences au Québec sont généralistes, mais certaines sont spécialisées dans un ou plusieurs secteurs de travail : secrétariat, justice, informatique, manufacturier, bancaire, pharmaceutique, administration, finance, technologies de l’information ou service à la clientèle, par exemple. Dans les deux cas, les conseillers qui y travaillent — généralement des bacheliers en ressources humaines — auront développé des expertises dans des secteurs en particulier et seront à même de comprendre les exigences du client et du candidat afin de réaliser d’heureux mariages.

«Je suggère aux candidats d’appeler d’abord les agences qui offrent des emplois dans leur domaine, conseille Yvan Michon. Un ingénieur en informatique qui fait affaire avec une firme spécialisée dans ce domaine aura plus de possibilités que dans une firme généraliste, c’est évident.»

Étape par étape

Si votre candidature correspond aux besoins d’un de ses clients — un employeur — , l’agence de placement vous appellera. «On vérifie certaines informations par téléphone, comme l’intérêt réel des candidats, leur expertise, leurs attentes salariales», indique Isabel Claveau, directrice de l’agence Adecco de Québec.

Lorsque l’entretien téléphonique se révèle concluant, on convie le candidat à une entrevue avec un conseiller en placement. «On révise le CV et on tente de mieux connaître la personne», poursuit la directrice. Selon le poste convoité et les exigences du client, on évaluera ses compétences. «Dans les bureaux de l’agence, on évalue, à l’aide de plusieurs tests, le profil technique de la personne, sa connaissance de l’informatique ou des langues. Il y a des mises en situation, des tests oraux et écrits», explique Isabel Claveau.


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