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Entre bonnes mains (suite)


Magazine Jobboom
Vol. 5 no. 5 mai 2004

Lors de cette rencontre, il est recommandé d’être soi-même et de relater son cheminement en soulignant ses bonnes comme ses mauvaises expériences, car l’agence fouillera par la suite le passé du candidat. «On contacte les anciens employeurs et on vérifie même si le candidat a des antécédents judiciaires», dit Isabel Claveau. Pendant cette entrevue, l’agence divulgue aussi le nom de l’employeur, le poste que le postulant pourrait y occuper et les autres possibilités d’emploi qui s’offrent à lui.

Le conseil des spécialistes : présentez-vous devant le conseiller en placement comme vous le feriez pour un éventuel employeur. Selon Christiane Boulet, trop de gens arrivent mal fagotés à cette rencontre en se disant qu’il ne s’agit que d’une étape préliminaire. C’est une erreur qui peut être coûteuse, car l’apparence permet aux agents de séparer le bon grain de l’ivraie dès le premier contact, ajoute la spécialiste.

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L’agence se charge ensuite de communiquer les informations à l’employeur. Pour chaque poste, elle achemine environ deux ou trois CV où figurent les commentaires d’un conseiller. Des tests psychométriques, c’est-à-dire des mesures évaluatives pour déterminer la personnalité, les préférences ou la capacité de réaliser une tâche déterminée entre autres, sont parfois exigés par un employeur, surtout pour les postes comportant de hauts niveaux de responsabilité. Lorsque l’employeur «cautionne» le choix des candidats, la firme fixe alors un rendez-vous entre eux. Cette étape complète enfin le processus de placement.

Des avantages

Les candidats ne toucheront pas un salaire moindre parce qu’ils ont décroché un emploi par le biais d’une agence, souligne Christiane Boulet. «Pour le client comme pour le candidat, l’intervention d’une agence est intéressante, car il n’y a pas de perte de temps. Une bonne agence qui préconise le respect et la qualité des rapports humains saura effectuer le match parfait.»

Si elles peuvent vous aider à dénicher un emploi permanent, les agences de placement affectent aussi plusieurs candidats à des tâches temporaires destinées à combler des besoins urgents, comme des congés de maladie ou de maternité. «Chez Adecco, pour la région de Québec par exemple, 80 % de nos revenus proviennent des emplois temporaires», affirme Isabel Claveau. Des contrats de quelques jours, voire de quelques mois, deviennent alors le lot de nombreux employés qui se contentent de ces conditions dans l’attente d’un poste plus stable.

Certains travailleurs font toutefois du changement un véritable mode de vie. «Chez Adecco Québec, ce sont 1 100 employés temporaires qu’on tente de garder en perpétuel mouvement. Dès qu’ils terminent un contrat, on essaie de leur en trouver un nouveau», explique la directrice.

Pour la seule région de Québec, Adecco reçoit une centaine de CV quotidiennement. Isabel Claveau assure qu’il y a de nombreux avantages à postuler pour un emploi par le biais d’une agence. «Les CV traduisent parfois très mal les expériences acquises. Une rencontre avec nos conseillers peut permettre d’expliquer des trous béants dans une carrière et de défendre un candidat devant un éventuel employeur. On maximise alors ses chances, et on dispose d’une fenêtre sur des emplois qui ne sont même pas annoncés.»


De l’agence à la permanence

C’est en répondant à une offre d’emploi annoncée dans le site Internet d’Adecco que Tanya Paquet a sollicité pour la première fois les services de cette entreprise de placement en septembre 2003. «J’ai envoyé mon CV, et on m’a rappelée très vite.» Après un entretien téléphonique et une entrevue à l’agence, on propose à cette diplômée en techniques administratives des emplois temporaires pendant quelques mois. «De la mi-septembre à la fin de janvier, j’ai occupé différents postes d’une durée d’une journée à deux semaines. J’ai beaucoup travaillé au Centre des congrès de Québec. J’ai aussi travaillé à la saisie de données, à la comptabilité ou aux ressources humaines de différentes entreprises.»

Ces emplois, qui étaient rémunérés à un taux horaire variant entre 9 $ et 13 $, correspondaient tous à son champ d’études. À la fin de janvier, Adecco lui déniche une entrevue pour un poste permanent chez Promutuel. Engagée comme agente du service téléphonique, Tanya Paquet occupe présentement un poste de technicienne en bureautique, «qui comporte de nombreux défis et qui me satisfait pleinement. J’ai vraiment eu une expérience positive avec mon agence», conclut-elle.

De son côté, Francine Chartrand a fait appel aux services de l’agence Quantum il y a deux ans et demi alors qu’elle était en pleine recherche d’emploi. «J’ai simplement dit que j’avais besoin de travailler, explique-t-elle. On m’a reçue à l’agence et, en moins de 48 heures, j’avais du travail. J’ai eu de très beaux contrats temporaires. Quand on vous apprécie et qu’on a besoin de vous, ils peuvent s’étirer longtemps! Je suis entrée au service de Danone comme réceptionniste pour une semaine et je suis restée là un an et sept mois.»

En novembre 2003, Francine Chartrand a obtenu un emploi temporaire comme spécialiste de comptes chez Bombardier. Elle y travaille toujours : «En février dernier, on m’a engagée comme employée permanente pour le même poste. Depuis que j’ai commencé avec Quantum, donc, je n’ai jamais arrêté de travailler. Sauf pendant une semaine, parce que j’avais vraiment besoin de vacances!»


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