Pas question de vaches folles ou de grippe aviaire dans le domaine des pêches. Cependant, les produits de la mer, hautement périssables, sont aussi soumis à des règles de qualité très strictes.

Au Québec, les 113 usines de transformation de produits de la mer emploient 5 500 travailleurs et exportent 85 % de leur production. Elles sont donc assujetties aux exigences élevées des pays acheteurs. Elles doivent être certifiées HACCP (Hazard Analysis Critical Control Points ou, en français, Système d’analyse des risques et de maîtrise des points critiques) et se soumettre aux obligations de salubrité particulières de certains pays importateurs.
Suzanne Barrette, directrice du Comité sectoriel de main-d’œuvre des pêches maritimes, note que le resserrement des règles de sécurité a des effets sur l’emploi. «Pour bien des entreprises, un contrôleur de qualité par établissement de transformation des produits de la mer ne suffit plus. Certaines doivent en embaucher un second ou faire appel à des aides-contrôleurs. Mais l’industrie manque de gens qualifiés. Certaines usines de transformation du poisson ont déjà eu de la difficulté à obtenir leur permis d’exportation en raison du manque de qualification de leur contrôleur. Les titulaires d’un diplôme d’études collégiales en transformation des produits de la mer sont particulièrement recherchés.» La formation n’est cependant pas offerte depuis deux ans par manque d’inscriptions, selon Suzanne Barrette. «Nous sommes en situation de pénurie.»
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Pour corriger la situation, on mise sur le nouveau programme d’apprentissage en milieu de travail destiné à former des contrôleurs de la qualité au moyen du compagnonnage. Ce programme a été mis sur pied en décembre 2004 en collaboration avec des représentants de l’industrie. Jusqu’à présent, 22 compagnons, rattachés chacun à une usine, sont autorisés à former d’autres contrôleurs de la qualité dans leur établissement.