
Lise Perron fait valoir que le secteur emploie des gens aux profils très variés, en particulier des techniciens et des bacheliers. «On retrouve des directeurs de production, des superviseurs, des comptables, des informaticiens, des programmeurs, des gens en recherche-développement et en contrôle de qualité.» En outre, la mécanisation ne peut remplacer tout le personnel de production. «Quand on implante de la machinerie, il faut des opérateurs qualifiés.»
Pour ceux qui se destinent aux opérations de transformation comme telles, le DEC en technologie de la transformation des aliments est tout indiqué. Offert dans les instituts de transformation alimentaire de La Pocatière et de Saint-Hyacinthe, il vient aussi d’être ajouté à la programmation du Cégep régional de Lanaudière à Joliette.
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Du côté de la production agricole, aux prises avec l’exode des jeunes vers les villes, le manque de relève est aussi criant. Selon les données du Comité sectoriel de main-d’œuvre de la production agricole, les problèmes de recrutement touchent principalement les exploitations laitières, porcines et horticoles. Les titulaires de DEP spécialisés sont particulièrement recherchés pour occuper les fonctions d’ouvriers. Les gérants de ferme sont également convoités. Ce sont habituellement des diplômés du collégial ou de l’université.
Lise Arsenault, directrice du développement organisationnel à la Coopérative fédérée du Québec, rapporte pour sa part des difficultés de recrutement dans le secteur de l’approvisionnement à la ferme. Les candidats, qui doivent avoir soit un DEC en technologie agricole ou un baccalauréat en agronomie, sont appelés à conseiller les agriculteurs sur tout ce qui peut améliorer le rendement de leur production (semences, fertilisants, nourriture des animaux, etc.).
Enfin, Carole Fortin, directrice générale de l’Association québécoise de la distribution de fruits et légumes, signale une pénurie de travailleurs saisonniers affectés aux récoltes. «Les producteurs doivent faire venir leur main-d’œuvre du Mexique.»
Face à cette pénurie de relève généralisée, les producteurs seraient de plus en plus enclins à offrir des conditions de travail avantageuses pour attirer et retenir la main-d’œuvre. Voilà qui augure bien pour les recrues…