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Au bon marché

Travailler dans un marché public plutôt que dans un supermarché, c’est trimer sous le soleil plutôt que sous les néons et c’est troquer l’anonymat contre des contacts plus personnalisés. Une bonne affaire?

par Anick Perreault-Labelle


Magazine Jobboom
Vol. 8 no. 2 Février 2007


Les marchés publics bourdonnent de vendeurs. Leur grande qualité? Offrir un service impeccable et être polyvalents! «Ils s’occupent de la caisse, répondent aux questions des clients, chargent et déchargent les camions et remplissent les paniers et les présentoirs», dit André Filteau, président de l’Association des marchés publics du Québec, organisme qui regroupe environ 80 % des marchés publics de la province depuis novembre 2005.

Inutile d’envoyer votre CV dans les services administratifs qui gèrent les marchés. Ceux-ci ne font que louer des emplacements ou fournir l’électricité et l’eau aux commerçants. Ce sont les fromagers, épiciers de produits fins et autres producteurs agricoles qui embauchent. Il suffit d’apporter son CV au marché ou à la ferme.

Ces commerçants cherchent des gens curieux, qui se passionnent pour la bonne bouffe et le service à la clientèle. Ces petits entrepreneurs emploient le plus souvent des parents, des amis ou des personnes qu’on leur a recommandées. Ils n’hésitent toutefois pas à tester de nouveaux candidats.

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Du pour et du contre

La meilleure période pour postuler est le printemps, juste avant la haute saison… ou au début de l’automne, lorsque les étudiants retournent en classe. Les marchés qui restent ouverts toute l’année, à Drummondville, Sainte-Hyacinthe, Shawinigan ou Montréal, ont du mal à trouver des travailleurs pour passer l’hiver. «Très peu d’employés veulent travailler à temps plein», regrette Christian Servant, propriétaire du magasin Les Délices de la mer, au marché Jean-Talon, à Montréal.

«Ces commerces offrent aux clients un service plus personnalisé et favorisent un plus fort sentiment d’appartenance», dit Manon Robert, propriétaire de la charcuterie fine William J. Walter, au Marché-Centre, à Saint-Hyacinthe. Il y a toutefois un prix à payer : la chaleur et la pluie durant l’été, le temps frisquet à l’automne, sans compter les emplois rarement syndiqués. «Quand j’étais caissière chez Metro, j’avais une assurance-maladie et un régime de retraite. Ce n’est pas le cas ici parce que je ne suis pas syndiquée», dit Geneviève Paul-Roy, commis aux Aliments Merci au marché Maisonneuve, à Montréal. «C’est vrai, il n’y a pas d’employés syndiqués dans les marchés publics», confirme André Filteau. Dans les supermarchés, au contraire, 80 % d’entre eux le sont, selon les données du local 500 des TUAC. Comme quoi la perfection n’est pas de ce monde!


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Avez-vous déjà consommé de la drogue pendant vos heures de travail?








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