Trouvez un article

Rechercher

Secteurs en vedette - Agroalimentaire
Alimentation

Manger local, à quel prix?

Au cœur de la tourmente économique, un secteur fait figure d’irréductible village gaulois et résiste à l’envahisseur : l’alimentation. Pour continuer à le protéger en y créant des emplois, l’achat local est la nouvelle potion magique à la mode.

par Amélie Daoust-Boisvert


Magazine Jobboom
Vol. 10 no. 6
juin-juillet 2009


Les agriculteurs, transformateurs, distributeurs et épiciers s’entendent : le typhon qui dévaste des pans entiers de l’économie épargne les emplois et les profits du secteur agroalimentaire.

Dans les supermarchés, les ventes augmentent environ au même rythme que les restaurants font faillite – 22 % plus de faillites en un an, selon l’Association des restaurateurs du Québec. L’action de Metro a pour sa part grimpé de 41,3 % de mars 2008 à mars 2009.

Au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), on est soulagé de pouvoir se passer de l’argent du plan de relance du gouvernement provincial. «Les gens continuent à manger trois fois par jour!» rassure le porte-parole du ministre Laurent Lessard, Jack Roy. Le demi-million de travailleurs qui relève de son ministère peut donc respirer.

Pub.

Les habitudes des consommateurs changent : ils renoncent plus souvent au resto et cuisinent des plats raffinés la fin de semaine. Et les chaînes de restauration rapide et les Costco de ce monde engrangent les profits.

«Une fois par mois, on va se payer un produit particulier, comme un morceau d’agneau de Charlevoix», observe le chercheur en économie agroalimentaire à l’Université Laval, Rémy Lambert.

Avalanche de logos

Dans les allées, on interpelle le portefeuille ou la conscience sociale des clients. Marques maison au rabais ou logos de toutes sortes se livrent une lutte féroce pour finir dans les garde-manger : Aliment du Québec, C’est de chez nous, Saveurs d’ici, Savoir-faire île d’Orléans.

En mars, alors que le panier d’épicerie subissait les contrecoups de la crise alimentaire de 2008 et voyait son prix moyen grimper, une quarantaine de supermarchés membres de la Fédération des coopératives d’alimentation du Québec (FCAQ) misaient sur la filière locale en lançant le logo Saveurs d’ici. Il identifie les produits qui ont parcouru moins de 100 kilomètres jusqu’au détaillant.

«Afficher les produits d’ici, c’est aussi pour lutter contre la crise financière. Il faut se serrer les coudes», affirme Lucie St-Gelais, présidente de la Coopérative des consommateurs de Sainte-Foy (IGA), une des coops modèles de la FCAQ, dont le chiffre d’affaires est de 43 M$ et qui regroupe 12 000 membres.


guide de survie


Faites-vous des heures supplémentaires non payées?








Résultats



Québec

45,9 %


Situation de l’emploi :
Défavorable

NOS AIGUILLEURS