C'est la passion pour le jeu et l'interprétation de personnages qui a attiré Pierre-Luc Bouvrette, comédien, dans le métier. Même si son quotidien n'a rien à voir avec celui des vedettes d’Hollywood, il adore monter sur les planches.

«Au Québec, c'est loin d'être la majorité des acteurs qui vivent bien et à temps plein de leur métier de comédien. Ils sont même plutôt rares», affirme Pierre-Luc qui, pour sa part, s'intéresse davantage aux rôles à jouer qu'au cachet qu'il recevra en retour. «Le but premier d'un acteur n'est pas de faire de l'argent, mais de participer à des projets trippants», précise-t-il.
Pierre-Luc a obtenu un diplôme d’études collégiales en interprétation théâtrale au Cégep de Saint-Hyacinthe en 2004. Il a par la suite décroché un premier rôle dans la série pour adolescents Kif-Kif à Radio-Canada et des seconds rôles dans Minuit le soir, Le négociateur et Un homme mort.
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S'il est choisi, le travail commence. Pierre-Luc apprend le texte et doit aussi donner une personnalité à son personnage. Dans Kif-Kif par exemple, Pierre-Luc jouait un jeune de 16 ans alors qu'il en avait presque 10 de plus. «J'ai puisé dans qui j'étais à cet âge-là. Je me suis aussi inspiré des jeunes que je connais pour développer une façon de parler et de marcher», raconte-t-il.
Pierre-Luc doit répéter les scènes avec les autres comédiens et le réalisateur quelques jours avant le tournage. Pour certaines séries, les répétitions ont lieu le matin même. Vient ensuite l'étape du tournage : une émission de 30 minutes demande 12 heures de travail.
Pierre-Luc a eu la piqûre du métier au secondaire, alors qu'il était membre d’une troupe de théâtre. «C'est trippant de jouer un personnage en se mettant dans sa peau et en essayant de ressentir ce qu'il vit», déclare-t-il. La précarité, Pierre-Luc l’accepte. Il ne se voit pas faire un autre métier, même s'il doit prendre des petits boulots dans des cafés par exemple, pour arrondir les fins de mois.