Trouver un article
L’époque où l’on pouvait compter les humoristes québécois sur les doigts d’une main est révolue. Aujourd’hui, l’industrie de l’humour fournit de l’emploi direct et indirect à des milliers de travailleurs.

Les recettes brutes de l’industrie de l’humour au Québec s’élevaient à 42,2 millions de dollars en 2003, selon les plus récentes données de l’Association des professionnels de l’industrie de l’humour (APIH), qui représente les auteurs, gérants, metteurs en scène, agents de spectacles et diffuseurs du milieu. L’industrie de l’humour comptait également un millier de travailleurs à temps plein, seulement dans le domaine des spectacles humoristiques sur scène. Ces chiffres seraient toujours d’actualité, selon l’APIH.
La majorité des humoristes et des scripteurs sont toutefois travailleurs autonomes. «Les salariés sont vraiment l’exception, affirme Benoît Chartier, auteur et professeur à l’École nationale de l’humour. De tous mes anciens étudiants, il n’y en a qu’une qui fait maintenant des capsules à temps plein pour Radio-Canada.»
| Pub. |
Les festivals sont également une autre porte d’entrée pour les nouveaux humoristes. Les plus connus, le festival Juste pour rire et le Grand rire de Québec, ne sont plus les seuls événements à diffuser de l’humour au Québec. C’est grâce au Festival de la chanson et de l’humour de Dégelis que l’humoriste André Sauvé, par exemple, a percé le marché québécois. Le Festival d’humour de l’Abitibi-Témiscamingue organise aussi un concours de la relève. Ces festivals permettent à des humoristes d’émerger et créent des contrats en région, notamment pour les techniciens, placiers, publicitaires et attachés de presse.
M. Girardeau est aussi l’homme derrière En route vers mon premier Gala Juste pour rire et La relève Juste pour rire, deux émissions diffusées au canal Vox et qui permettent aux nouveaux humoristes de se faire connaître.