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Roulement à bile (suite)


Magazine Jobboom
Vol. 6 no. 10 novembre 2005


Les baby-boomers sont aussi très nombreux à vouloir augmenter leurs revenus de retraite. Ils seraient aussi plus aventureux que les générations précédentes. «Ils cherchent de plus en plus de produits qui comportent une certaine part de risques. On assiste entre autres à l’apparition de nouveaux produits de rentes, dont une petite partie est fixe et l’autre est investie en Bourse. Les gains ne sont pas complètement garantis. Il y a 20 ans, ça aurait été impensable. Auparavant, on préférait les produits à rendement plus faible, mais qui assuraient un revenu beaucoup plus stable.»

Victimes de leur succès?

Comme c’est le cas dans tous les secteurs des services financiers, l’assurance de personnes évolue rapidement, la technologie y jouant un rôle prépondérant. Par exemple, en naviguant dans Internet, les consommateurs ont maintenant accès aux produits d’assurances offerts au pays ou à l’étranger et peuvent choisir ceux qui répondent le mieux à leurs besoins.

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C’est ce qui explique les doutes d’Emploi-Avenir Québec face aux perspectives des conseillers en sécurité financière, et ce, malgré la forte croissance de l’industrie. Ils pourraient devenir les victimes de ce succès. «De plus en plus de consommateurs utilisent Internet pour s’informer sur les produits d’assurance individuelle. Si peu d’entre eux achètent directement des produits d’assurance par Internet, ils passent de moins en moins de temps avec les conseillers en sécurité financière, puisqu’ils ont déjà une bonne idée des produits qu’ils veulent lorsqu’ils communiquent avec eux», souligne-t-on. Ce changement dans le comportement du consommateur pourrait donc favoriser les sociétés d’assurances au détriment des représentants qui travaillent à leur compte.

Pour sa part, Michel Fortin rappelle que les débouchés sont plus intéressants dans les entreprises et les divisions qui se spécialisent dans les produits d’assurances destinés aux retraités.


Et le vendeur qui se promène avec sa mallette?

Lorsqu’on pense assurances, ils viennent aussitôt hanter notre esprit. On les imagine éternels colporteurs, mallette à la main. «Cette époque est révolue. Les conseillers en sécurité financière – anciennement appelés agents ou courtiers d’assurances – font maintenant du réseautage et se concentrent sur leur marché naturel, c’est-à-dire les proches, les amis, la famille, le voisinage», clarifie Mike Beaudry, directeur du développement des marchés chez la financière Liberté 55.

Dans le domaine des assurances de personnes, les conseillers en sécurité financière sont non seulement en charge de la vente d’assurance vie, mais aussi d’assurance invalidité et d’autres types de produits qui assurent la sécurité financière des particuliers.

Pour faire le saut dans cette profession, il faut obtenir un certificat de représentant en assurances de personnes de l’Autorité des marchés financiers. Le diplôme d’études collégiales (DEC) en conseil en assurances et en services financiers représente un atout, puisqu’il prépare bien à l’examen obligatoire de cet organisme. Cependant, les titulaires d’un DEC ou de 13 années de scolarité peuvent aussi se présenter aux six examens nécessaires pour obtenir le certificat. L’Autorité des marchés financiers offre des publications qui permettent de s’y préparer adéquatement.

Notons que le nombre de conseillers en sécurité financière n’a pas augmenté au cours des dernières années. Bien que le marché des assurances soit en pleine croissance, l’informatisation des procédures a réduit la création d’emplois dans cette profession. Leur nombre devrait demeurer stable au cours des prochaines années, selon le site Emploi-Avenir Québec. (J.-F. P.)


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