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Claude Renault, tarificateur-vie, consultant

Portrait d'un tarificateur-vie

Les sociétés d’assurances n’aiment pas courir de risques. Les tarificateurs-vie cherchent à les éviter.

par Jean-François Perreault


Magazine Jobboom
Vol. 6 no. 10 novembre 2005


En bref, la tarification, c’est le processus qui permet à l’assureur de fixer la prime applicable à un risque donné en se basant sur certains critères. Dans les cas complexes, comme l’évaluation d’une police d’assurance très élevée, des spécialistes aguerris comme Claude Renault viennent à la rescousse des sociétés d’assurances et scrutent les antécédents médicaux de leurs clients.

«Les plus expérimentés d’entre nous ont les connaissances médicales équivalentes à celles d’une personne ayant fait une troisième année d’études en médecine», dit-il. En effet, même si les tarificateurs-vie peuvent compter sur l’aide de véritables médecins, ils doivent néanmoins être en mesure de comprendre le jargon contenu dans les dossiers médicaux. Dans certains cas, ils peuvent dépêcher une infirmière chez un client afin qu’elle y fasse un prélèvement d’urine et de sang qui seront ensuite analysés.

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De ce fait, «les hypocondriaques n’ont pas leur place chez nous», ajoute-t-il. Il ne blague pas. Claude Renault a connu des collègues qui ont dû cesser la pratique du métier, parce qu’ils s’identifiaient trop à leurs clients. «On passe notre temps dans les dossiers de gens malades. À force de voir défiler des symptômes et des diagnostics de toutes sortes, il arrive à certains de faire des liens avec leur propre santé», raconte ce professionnel qui en a vu d’autres.

Les tarificateurs-vie chevronnés comme Claude Renault sont rares sur le marché. Bientôt à la retraite, il se permet de travailler à titre de consultant. Et il ne chôme pas. «Il faut au moins deux ans à une société d’assurances pour former un bon tarificateur-vie», explique-t-il. Un novice doit d’abord apprendre les rouages du métier sous la supervision d’un tarificateur plus expérimenté. Cette profession ne s’apprend pas sur les bancs de l’école, mais plutôt sur le tas. «Il n’existe pas de programme de formation, sinon l’autoformation et l’apprentissage qu’on fait au sein d’une entreprise, au fil des ans», affirme-t-il.

Les sociétés recrutent maintenant des individus titulaires d’au moins un diplôme d’études collégiales en sciences, mais favorisent les candidats ayant un intérêt pour la santé ou des connaissances connexes, comme les infirmières qui souhaitent changer de carrière.


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